dimanche 19 mai 2019

L'étoile du matin de David Gemmel

RESUME: Les hordes angostines déferlent sur les frontières méridionales des Hautes-Terres : l’invasion a commencé. Sur leur passage, les Angostins sèment terreur et destruction, soutenus dans leur conquête par la sorcellerie d’un nécromancien fou. Inconscient de ses actes, il décide de ramener à la vie les Rois Vampyres, morts depuis des siècles. Seul Jarek Mace, le bandit de grand chemin, aura le courage de se mettre en travers de la route des Angostins et des morts-vivants. Très vite, il deviendra le héros dont les Hautes-Terres ont besoin, et ralliera son peuple sous sa bannière. Tous voient en lui L’Étoile du Matin, figure légendaire, revenue également d’entre les morts pour sauver une fois encore les Hautes-Terres. Seule une personne connaît la vérité, Owen Odell le barde, l’ami de Mace. Des années après ces évènements, Odell se souvient et nous raconte l’histoire de ce fameux bandit, du sauveur dont on chante encore les exploits, le coupe-jarret qui aurait égorgé père et mère pour le prix d’un repas.

MON AVIS: Ah gemmel, ou comment passer un bon moment avec un livre et un auteur qui décidément me plait de plus en plus. Il a le chique pour nous fabriquer  des histoires que l'on dévore jusqu'à la fin. Le début commence par une interpellation du narrateur, a savoir Owen Odell, le héros de l'histoire. Magiquien et barde, il tient a nous conter la légende de l'étoile du matin et a nous dire sa vérité. L'étoile du matin n'est pas celui que tout le monde pense être!!. Et voila comment un livre de fantasy commence tranquille voir pépère, nous fait d'un coup plonger dans une épopée dont on a du mal a se défaire avant la fin.
Si vous ne l'avez pas compris, j'ai adoré ce livre. Déjà parce qu'il n'est pas fait comme les autres. Le héros de l'histoire, ou plutôt celui qui est sensé être le héros, n'en ai pas un. Jugez plutôt! Jarek Mace est un être vil, menteur qui trahirait n'importe qui pour avoir de l'argent et un bon repas. Mais qu'est ce que cela fait du bien d'avoir justement un héros qui fait "tache" dans le scénario et qui n'est pas comme on aimerait qu'il soit. C'est a dire, un valeureux guerrier, avec une âme qui va se sacrifier pour sauver le monde? En matière de héros, nous avons le narrateur Owen Odell que j'ai beaucoup aimer. Il a un petit truc qui fait que on s'attarde plus volontiers sur lui. J'ai aussi apprécier Piercollo, le géant qui m'a fait penser a hagrid de Harry Potter. ( on en a discuter avec cassie, du blog évasion lecture) et wulf m'a fait penser au chef des nains dans bilbo le hobbit  et le seigneur des anneaux, bien que celui ci ne soit pas bossu.
La force de Gemmel est de nous brosser tout une galerie de personnage, avec force de détails pour nous forcer a les imaginer. Même les personnages secondaire ne sont pas oublier et on ne peut que essayer de se les représenter. Et l'histoire? L'intrigue est prenante, on commence, comme je l'ai dis, tranquille et cela monte en panache au fur et a mesure. Mais attention, cela ne descend pas aussi vite qu'un soufflet qui dégringole, bien au contraire. Même si on alterne des passages plus calme ou le narrateur nous livre ses pensées, tout est merveilleusement orchestré et le savoir faire de Gemmel est sans égal et on est près a en redemander. Une histoire  génial que l'on suit avec un vif plaisir, bluffant avec un rythme assez soutenu qui nous permet quand même de souffler entre deux batailles. Des héros attachants que l'on se plait a imaginer, bref, de quoi faire un très bon livre, ou comment avoir un coup de cœur. Pour moi c'est fait!


ce livre a été lu dans le cadre du challenge de la licorne

samedi 18 mai 2019

La faute de l'abbé Mouret de Emile Zola

RESUME: Serge Mouret est le prêtre d'un pauvre village, quelque part sur les plateaux désolés et brûlés du Midi de la France.
Barricadé dan sa petite église, muré dans les certitudes émerveillées de sa foi, assujetti avec ravissement au rituel de sa fonction et aux horaires maniaques que lui impose sa vieille servante, il vit plus en ermite qu'en prêtre. A la suite d'une maladie, suivie d'une amnésie, il découvre dans un grand parc, le Paradou, à la fois l'amour de la femme et la luxuriance du monde. Une seconde naissance, que suivra un nouvel exil loin du jardin d'Eden.
Avec cette réécriture naturaliste de la Genèse, avec ce dialogue de l'ombre et du soleil, des forces de vie et des forces de mort, du végétal et du minéral, Zola écrit certainement l'un des livres les plus riches, stylistiquement et symboliquement, de sa série des Rougon-Macquart.

MON AVIS: je continue tranquillement ma découverte de la série de Zola, les Rougon macquart. Autant le dire de suite, je n'ai pas adhérer plus que ça a l'histoire de L'abbé Serge Mouret. J'ai trouvé certaine description assez longue et fastidieuse a lire. En particulier, la 2e partie qui se situe dans les jardins du Paradou. Pour être honnête, j'ai lu cette partie un peu en diagonale par moment.
Pourtant, il y'a pleins de bon moment dans ce livre. Je reconnais que l'histoire de Albine et de Serge est assez belle, assez tragique et complexe a la fois.
Ce roman est divisé en trois partie distincte: la 1ere sur la vie et la religion si cher a Mouret dans un petit village baigné par le soleil, la 2e évoque le jardin et la convalescence de l'abbé et la 3e les choix qu'il a fait et ce qu'il en résulte.
Bien que ce roman est l'air d'une simplicité évidente, il ne l'ai pas autant que ça. Déjà par ses descriptions mais aussi que l'on assiste a une sorte d'aquarelle dans la 2e partie ou Zola tel un peintre impressionniste, met de petit coup de pinceau pour mettre la vie du jardin en couleur. je dois avoué que c'est magnifique, mais beaucoup trop long pour moi. Par contre, j'ai beaucoup aimé la 1ere partie et la 3e, tant notre abbé essaie de retrouver ses valeurs et ce qu'il connait finalement le mieux: la religion!
Bien que je ne sois pas très religion et que de ce faite, j'ai eu un peu de mal a entrer dans l'histoire religieuse de Mouret dont l'auteur essaye de montrer que la luxure est un des 7 péchés capitaux et qu'il faut s'en éloigner, j'ai quand même beaucoup aimer cette syntaxe qui est somme toute assez jubilatoire dans la bouche de certains personnages du récit.
En conclusion, même si c'est un avis en demi teinte, je suis contente d'avoir découvert ce récit, ne serais ce que pour avoir rencontrer ce personnage de Mouret qui finalement malgré son évidente piété est avant tout un homme fait de chair, de sang et de sentiment aussi bien amoureux que charnel.


ce livre a été lu dans le cadre du challenge de My sur les Rougon Macquart

mardi 14 mai 2019

Nuit de Bernard Minier

RESUME: Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l'hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L'inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d'une technicienne de la base off-shore.
Un homme manque à l'appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz.
L'absent s'appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié.
Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d'un enfant.
Au dos, juste un prénom : GUSTAV
Pour Kirsten et Martin, c'est le début d'un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

MON AVIS: Et voila un autre Minier engloutis. J'ai été ravie de retrouver Servaz et Hirtmann, qui joue toujours au jeu du chat et de la souris dans cet opus avec notre commandant. On rencontre un nouveau personnage en la personne de Kirsten et j'avoue que celle la je ne l'ai pas aimer du tout dés le début. Je ne sais pas pourquoi, mais elle avait quelque chose qui ne me plaisait pas. Bref!
Ce thriller est assez glaçant et oppressant dans sa façon d'être. J'ai retrouvé la même ambiance que dans le tout premier qui se déroulait aussi en hiver, avec la traque en plus. On suit "la bagarre" qui oppose de chaque coté du ring Martin et Julian. D'ailleurs, celui ci est vraiment effrayant et retors a tout les points de vue et on en perd pas une miette. Il me fait penser aux tueurs en série que décrit Stéphane Bourgoin dans ses livres: un type génial qui joue avec la police et sème ses petits cailloux comme le petit poucet. Il faut reconnaitre que ce coté de la description est magnifiquement orchestré.
Le meurtre dont il est question au début du livre est finalement assez secondaire tant le duel des deux hommes prend toute la place. J'avoue  avoir un peu moins aimer celui ci par rapport aux autres, car il n'y a pas tant d'enquête que ça, c'est plutôt une sorte de chasse a l'homme et les rebondissements qui pourrait vous faire sauter de votre fauteuil ne sont pas légion non plus. De plus, j'ai trouvé Martin assez effacé dans ce tome, un peu comme s'il subissait la chose. j'ai eu l'impression que ce n'était plus le même homme, tant il se laisse faire.
Par contre, le personnage de Hirtmann est vraiment bien fait. Il prend beaucoup d'ampleur et est très complexe comme celui de Kirsten d'ailleurs.
En conclusion, un assez bon opus, un peu en dessous des autres mais qui garde une atmosphère froide, silencieuse qui n'est pas dénué d'intérêt. j'ai passé un bon moment de lecture malgré tout et je me suis laisser embarquer dans cette histoire avec un vif plaisir.

mercredi 1 mai 2019

Damné, tome 2: Le fardeau de Lucifer de Hervé Gagnon

RESUME: Gondemar a maintenant découvert la nature même de la Vérité et s’en trouve ébranlé. Cette révélation lui a été faite à Montségur par l’Ordre des Neuf.

Devenu maître de l'Ordre, il prend connaissance d’instructions laissées par le fondateur à l’intention de ses successeurs. Il y apprend qu’Hugues de Payns a créé deux Ordres distincts, chacun détenant une part de la Vérité et chacun ignorant tout de l’autre. Une seule personne connaît les deux emplacements : le Cancellarius Maximus, unique juge du moment ou leur contenu sera réuni et révélé au monde.

D’ici là, chaque Ordre doit protéger sa moitié du secret. Le temps venu, celui qui sera chargé de regrouper les deux parties deviendra le porteur de Lumière.

Dans ce deuxième tome, Gondemar de Rossal se rend à Toulouse. Il y fait la connaissance du comte Raymond Roger de Foix, frère de dame Esclarmonde, et de son fils Roger Bernard II. Il y rencontre aussi, en la personne de Cécile de Foix, l’amour et la tendresse auxquels le damné en sursis qu’il est n’a jamais eu droit.

MON AVIS: C'est avec une grande joie que j'ai retrouvé Gondemar, Pernelle, Bertrand de Montbard et les autres personnages qui m'avaient tant plu dans le tome 1. Bien que j'ai mis plusieurs mois entre le tome 1 et le tome 2, je n'avais rien oublié et je me suis replongé dans ses aventures avec un vif plaisir. Dieu que c'est bon! Pourtant j'ai mis du temps a le lire; pas parce que je n'aimais pas, mais parce que je lisais deux autres livres en même temps qui se lisaient plus vite .
On replonge donc a l'époque du Moyen Age et on suit les aventures de Gondemar toujours en quête de protéger la vérité. Comme dans le premier tome, le mélange entre histoire, vérité historique et fiction est savamment dosé. On suit avec passion ses aventures et on tremble pour lui et ses compagnons dans la poursuite de sa quête.
Ce tome est aussi addictif que le premier et on dévore les pages sans s'en rendre compte. L'histoire est aussi bien sombre mais avec de temps a autre des parcelles de lumière pour notre héros.
Cette fois nos héros vont voyager vers Toulouse et rencontrer de nouveaux personnages. Certains sympathique, d'autre beaucoup moins. Mais cela fait aussi la richesse de ce roman, car il n'y'a aucun temps mort. C'est fluide, c'est prenant et on veut savoir la suite. L'intrigue est mené tambour battant et si certains passages sont plus tranquille pour notre héros, il n' a pas le temps de se reposer sur ses lauriers s'il veut obtenir sa rédemption.
Que dire de plus a part que dans ce livre, on est pas épargné par tout un tas d'émotions qui nous prend au tripes au fur et a mesure que l'histoire avance (ceux qui l'ont lu me comprendront je pense). Cette saga est vraiment bien mené et l'immersion dans la France du Moyen Age est très bien tourné. J'ai hâte de retrouver la suite que j'ai heureusement dans ma liseuse pour savoir ce qui va arriver a Gondemar et les autres.

dimanche 28 avril 2019

C'est Dimanche, on visite..

Et voila revenu la fin du mois et un nouveau rendez vous de ma chronique de c'est dimanche, on visite..
Comme vous le savez, ce rendez vous, vous invite a visité un trésor de notre patrimoine aussi bien architectural que historique

Ce mois ci, une lecture faite récemment, m'a donner envie de vous emmener voir un lieu que j'ai trouvé magnifique lorsque je l'ai visité. Par contre, toute les photos que vous verrez dans cette article sont issus d'internet. Au vue du nombre de personnes présente, je n'ai pas pu faire de belles photos.
Je vous emmène donc au Trianon de Marie Antoinette a Versailles. Dans un prochain article, je vous ferais visiter le château que j'ai vu le même jour.

C'est partis..
Petite précision historique, tout d'abord histoire de savoir de quoi je vous parle. ( article pris sur le site du château de Versailles)
En 1758, Louis XV envisage la construction d’un nouveau petit château au milieu des jardins qu’il a développés et embellis depuis une petite dizaine d’année. Il commande à Ange-Jacques Gabriel, son Premier architecte, un pavillon de taille suffisamment conséquente pour y habiter et y loger une partie de sa suite. Gabriel signe ici un véritable manifeste de l’architecture néo-classique, exemple parfait de la mode « à la grecque » qui se répandait alors en Europe.
Achevé par Ange-Jacques Gabriel en 1768, le nouveau château de Trianon est nommé Petit Trianon pour le distinguer du Trianon de marbre voisin qui prend quant à lui le nom usuel de Grand Trianon. C’est à Trianon, en avril 1774, que Louis XV ressent les premières atteintes de la petite vérole qui l’emporte quelques jours plus tard, amenant les jeunes Louis XVI et Marie-Antoinette à monter sur le trône. Le Petit Trianon et son domaine est ensuite offert par Louis XVI à sa jeune épouse, qui en fait son séjour favori et entreprend d’importants travaux extérieurs. Le jardin botanique de Louis XV est bientôt remplacé par un jardin anglo-chinois dans le goût du temps.
Au moment de la Révolution, le Petit Trianon est transformé en auberge, tandis que les jardins échappent de peu au lotissement. Napoléon  redonne ensuite son lustre à l’ensemble, faisant restaurer château et jardins d’abord pour sa sœur Pauline puis pour l’impératrice Marie-Louise, sa seconde épouse. C’est à l’impératrice Eugénie, femme de Napoléon III, qu’il revient d’avoir, en 1867, transformé le Petit Trianon en musée consacré au souvenir de Marie-Antoinette.
 deux vues du petit Trianon ( comme vous le voyez en bas de la photo, elles viennent d'un site: https://vicedi.com/petit-trianon)
Le Petit Trianon est tout entier dévoué aux fleurs, ce qui en fait sans doute la raison de son succès auprès de la gent féminine. Il est entouré de jardins, tout près du Hameau de la Reine. Seules les femmes y habitaient, les hommes, y compris le roi, n’étant juste que des invités. Marie-Antoinette aimait dire qu’elle ne vivait au Petit Trianon que comme simple particulière. Cette apparente insouciance de la misère du peuple français aura bien sûr contribué à sa perte plus tard, même si nous savons aujourd’hui que l’image que nous avons hérité de la reine par les révolutionnaires est fausse.

Pour en revenir au petit Trianon a l'époque de Marie Antoinette, il faut savoir que C’est en 1774 que Marie-Antoinette s’installe au Petit Trianon, après avoir écarté madame du Barry. Dès lors, le petit château sera associé à jamais à la reine dans l’imaginaire français. Le Petit Trianon, ça sera le « Château des femmes« , où les épouses des souverains de France établissent leur résidence. Sa relative petite taille, plus intimiste, plaisait beaucoup à Marie-Antoinette, qui était ainsi libérée des devoirs de la Cour. C’est un édifice de plan carré, largement inspiré par l’Antiquité. Lors de sa construction, la mode était au Néoclassique, ce style voulant recréer les gloires de l’Antiquité, remises au goût du jour. On préfère ainsi la pureté des lignes, les colonnes et les pilastres d’ordre corinthien, l’harmonisation avec la nature.

Vous aurez reconnu sur cette double photo, les bustes de Louis XVI et de Marie Antoinette. Nul besoin de les présenter.
A gauche, une fenêtre richement décorée du rez-de-chaussée. A droite, la chapelle, avec son clocheton à bulbe
photo ci dessous
 
Dans la cour de la maison du Suisse, le gardien du Petit Trianon. C’est redevenu comme à l’époque l’entrée principale du château. photo ci dessus
 
Cour de la maison du Suisse, photo ci dessus
 
Depuis l'époque de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie,  le petit Trianon a été restauré a l'identique parait il. Après personne n'y a vécu a l'époque de la reine, donc, je me suis toujours poser la question: était ce vraiment comme ça au temps de Marie Antoinette. Faisons confiance aux historiens! La seule chose que l'on sait c'est qu'a l'époque, ce n'était pas un musée.
 
Ne vous leurrez pas, vous ne trouverez rien dans ce lieu qui vous fera mieux connaitre la reine. Beaucoup de meubles et de vaisselles ont été éparpillé a  la révolution et jamais retrouvé. Mais c'est plus pour se faire une idée que d'apprendre des choses.
Bon entrons quand même :
Lorsque nous passons la porte, outre le vestibule avec le grand escalier, nous sommes accueillis par la salle des gardes.
 ci dessus la salle des gardes et ci dessous le grand escalier avec la salle a manger.
ci dessus: une des salles expose le peu de vaisselle qui reste de ceux utilisé au petit Trianon a cette époque. A droite les toilettes. Comme vous pouvez remarqué ce sont de vrai toilettes. Bon pas comme nous mais a priori plus pratique qu'a l'époque de Louis XIV
 comme vous l'avez deviné sur les deux photos que je vous montre ci dessus et ci dessous, voici la chambre de la reine. Le lit qui est représenté n'est pas celui de Marie Antoinette, car il a apparemment disparu a la révolution et ne fut jamais retrouver. De la fenêtre de  la chambre, vous pouvez apercevoir le temple de l'amour.
photo de gauche le rechauffoir qui servait bien évidemment a réchauffer les plats qui avaient été cuisiner avant de les servir. la photo de droite montre la salle de billard qui a été reconstitué en 2008.
 photo du bas, Boudoir de la Reine, où se trouvait le fameux système de Glaces Mouvantes. Le boudoir est alors connu sous le nom de Cabinet des Glaces Mouvantes. C’était des miroirs qui se déplaçaient par un jeu de mécanismes afin de fermer les fenêtres du boudoir. En haut le salon de compagnie. Comme vous pouvez le remarqué, la décoration de la porte se mélange bien avec les murs.
 
 
Je ne peux pas vous parlé du Trianon sans vous parlé du Hameau qui a mon sens va de paire avec le Trianon.
Le Hameau de la Reine est ainsi l’héritier de ce qui existait déjà, la ménagerie, où se trouvait une étable, une basse-cour, une bergerie, une laiterie… tout ce qui était nécessaire pour apporter des produits frais de la ferme à la table royale. Aux potagers s’ajoutent un jardin botanique, où des plantes exotiques sont cultivées, faisant la réputation du jardin du roi dans toute l’Europe. Ce petit hameau, voulu par la reine et construit par l’architecte Richard Mique, était là pour se dépayser totalement de Versailles. Il est inspiré du hameau de Chantilly. Le hameau de Chantilly n’avait d’autre but que de distraire les invités du propriétaire du Château de Chantilly, le prince de Condé. Celui de la Reine était pour la distraire elle, tout en ayant cet aspect utilitaire d’approvisionnement de la table royale.
 
Le Hameau de la Reine est inséré au sein du Parc de Versailles, avec ses petits canaux enjambés par des ponts de pierre.
 
Le hameau était donc bien plus qu’une simple fabrique de jardin, la vocation n’était pas juste ornementale. D’autres fabriques de jardin décorent le parc du Petit Trianon, que ce soit le Grand Rocher et le Belvédère ou le temple de l’Amour par exemple. Pour la reine, le hameau avait également une vocation pédagogique pour les enfants. Mais nous sommes toujours à Versailles, même si à l’extérieur le hameau est d’aspect rustique, à l’intérieur, tout le confort versaillais est de mise. Les maisons sont construites autour d’un grand lac, avec la ferme un peu en retrait. Rien n’a été placé au hasard, la reine s’étant entouré de peintres pour la conseiller.
 sur la photo du haut, la maison de la reine, au milieu, on peut voir sur le coté gauche , la Maison du Garde et a droite  le Colombier. Photo du bas La Tour Marloborough avec à coté la Laiterie de propreté. A droite, on reconnaît la Maison du Garde.

 Marie-Antoinette n’aura finalement que très peu profité de son petit hameau et de la vie « paysanne » qu’elle désirait y avoir. Commencé en 1783, il était pratiquement fini en 1786, trois ans avant la prise de la Bastille. Après la Révolution, le Hameau de la Reine est laissé à l’abandon, un rapport suggérant même à Napoléon de le détruire. Ce n’est qu’au XXème siècle qu’il sera restauré petit à petit. Une ferme pédagogique y est installée dans les années 1990, restituant une des volontés de la reine.
 
en visitant le Trianon et ce hameau, j'ai l'impression que cela correspondait plus a la personnalité de la reine, bien loin des clichés qu'on lui a collé sur le dos pendant des siècles. voici maintenant une galerie de photo
en premier Vue arrière de la ferme. Ce que l’on voit aujourd’hui est une reconstruction à l’identique, terminée en 2006.
 
 ci dessous Le Grand Rocher et le Belvédère du Petit Trianon ( cette grotte, Marie Antoinette l'avait fait construire pour avoir plus d'intimité)
 ci dessous, rien n'a changé a notre époque. Les moutons et les chevaux sont toujours présent.
 ci dessous, le moulin qui n'a jamais eu de meule et n'a donc jamais servis, le ruisseau étant trop faible pour pouvoir faire tourner le moulin.
 ci dessous, vue arrière de la maison de la reine
 ci dessous, on se croirait de nouveau dans nos campagnes



 ci dessus, vue du hameau. véritable exploitation agricole. Jolie pied de nez de la part de celle que l'on surnommait Mme déficit
maison du garde vue de face, ci dessus, restauré comme a l'époque de Marie Antoinette.
Pour terminer, je vous mets des infos pratique si l'envie vous prenait de venir voir le petit Trianon

Passeport de 20 a 27 € ( 20  étant le prix sans les grandes eaux et 27 avec)

Le Passeport donne accès à l'ensemble du Domaine :

Billet Domaine de Trianon 12€

Le billet Domaine de Trianon donne accès :

Pour de plus ample informations, je vous donne l'adresse du site
 
et c'est avec ses quelques informations que se termine notre visite au sein du petit Trianon et du hameau de Marie Antoinette. Le mois prochain, je vous parlerais du grand Trianon et je vous parlerais du château de Versailles dans un prochain c'est dimanche, on visite.
Merci a vous de votre visite et de prendre le temps de me laisser un petit commentaire... Au mois prochain

samedi 27 avril 2019

Sans défense de Harlan Coben

RESUME: Un adolescent est retrouvé à Londres dix ans après avoir été kidnappé aux États-Unis. Que s’est-il passé ?

Patrick et Rhys, amis et voisins, ont été kidnappés alors qu’ils jouaient ensemble. Leurs parents ont versé une rançon mais les petits garçons n’ont jamais réapparu, laissant les deux familles dans l’angoisse et le doute. Dix ans plus tard, à Londres, Win, l’oncle de Rhys, croit reconnaître l’un des deux garçons. Il appelle en renfort son meilleur ami, le détective Myron Bolitar. Ils retrouvent Patrick mais Rhys reste introuvable. Peut-il encore être sauvé ? Que s’est-il passé pendant ces dix années ? Pourquoi Patrick refuse-t-il de confier ce qu’il a vécu ?

MON AVIS: Je n'avais pas lu de Coben depuis des années et cela m'a fait chaud au cœur de retrouver le personnage de Myron Bolitar, mais aussi de son entourage tel que Win, Esperanza et big cindi.  A ce que j'ai pu lire, l'auteur a toujours le même sens de l'intrigue et c'est toujours plaisant de le lire. De plus comme je l'ai dis, retrouver ses personnages récurent était comme prendre des nouvelles de vieux amis. Lorsque je lisais beaucoup de Coben, j'avais un faible pour le personnage de Myron mais encore plus de son ami Win que je trouve vraiment plaisant a imaginer. Et la cerise sur le gâteau, on a ses pensées! Alors que dans les autres livres de la série si mes souvenirs sont bon (du moins pour ceux que j'ai lu), on avait que l'avis de Myron.
De plus, là, Win est directement concerné car il s'agit de son cousin! L'intrigue ne manque pas de panache ni de suspens et on suit avec plaisir nos deux héros essayer de tout faire pour démêler cette histoire vieille de 10 ans.
Ce que j'aime dans les livres de cet auteur est que s'il n' y'a pas hémoglobine et tout le toutim, il a quand même son lot d'action et c'est mené d'une main de maitre. Certains diront que les livres de Coben n'ont pas une intrigue super compliqué, mais moi je dis faux, car l'auteur sème ses petits cailloux a bon entendeur et on a du mal a savoir le fin mot de l'histoire que je n'ai d'ailleurs pas trouver. Même si j'avais deviner quelques détails et plusieurs points, la suite est resté dans le brouillard total!.
La relation entre Win et Myron est toujours aussi forte quasi fraternelle. On sent que ses deux là s'aiment et s'estiment. Comme le dis Win lui même, il a besoin de voir son ami heureux! Qu'en dites vous? pas mal! J'ai adoré aussi leur dialogue ou un certain sarcasme n'hésite pas a poindre et c'est hyper drôle.
C'est aussi ça les livres de Coben: un mélange d'humour, de suspens, d'intrigue, très prenant et qui se lit bien. Du bon quoi
 ce livre a été lu dans le cadre du challenge de la licorne

mercredi 24 avril 2019

Arsène Lupin gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc

RESUME: Vif, audacieux, impertinent, rossant sans arrêt le commissaire (qui ici, en l'occurrence, s'appelle l'inspecteur Ganimard), traînant les cœurs après lui et mettant les rieurs de son côté, se moquant des situations acquises, ridiculisant les bourgeois, portant secours aux faibles, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur est un Robin des Bois, de la " Belle Époque".
Un Robin des Bois bien français : il ne se prend pas trop au sérieux, ses armes les plus meurtrières sont les traits d'esprit ; ce n'est pas un aristocrate qui vit comme un anarchiste mais un anarchiste qui vit comme un aristocrate. Arsène Lupin, après plus d'un demi-siècle, n'a pas vieilli. Il ne vieillira jamais en dépit de son chapeau haut de forme, de sa cape et de son monocle.

MON AVIS: Il y'a de cela des années j'avais lu 2 aventures du célèbre cambrioleur: Arsène lupin contre Herlock Sholmès et les confidences d'Arsène lupin, mais je n'avais jamais lu les autres. Aujourd'hui, j'ai décidé de recommencer la série par le début et donc d'attaquer le premier tome. Ah! quel plaisir de retrouver les aventures de ce gentleman.
Un recueil de nouvelle pour présenter ce personnage que l'on ne présente plus justement! Car qui n'a pas au moins entendu parler de lui? Entre le film, la série et les livres, un de ses supports a été au moins vu.
Ce livre, basé sur des recueils pour raconter les débuts de notre personnage favori est très bien mené et malgré le temps qui c'est écoulé depuis l'écriture, reste très actuel et moderne, même si les hommes portent des jaquettes et des hauts de forme!
Tout est très bien ficelé, les nouvelles se suivent et se lisent a la suite sans problème. De plus, comme cela change toujours de narrateur, on ne sait pas qui est Arsène lupin, tellement il change de nom a chaque fois. J'ai beaucoup aimer la nouvelle qui met en scène son évasion. Je me suis surprise a chercher comment il avait fait et j'ai ris aux éclats quand j'ai su le dénouement.
L'auteur a inventé un personnage incroyable et a un imaginaire des plus fournis. Cela fait du bien au milieu des thrillers bourré de cadavre ambulant, de sadique et de taré en tout genre, de lire ce genre de livre. C'est frais, ça fait du bien, c'est bourré d'humour avec un petit coté recherche quand même, bref, de quoi passer un excellent moment.

Deuils de miel de Franck Thilliez

RESUME: Après le décès accidentel de sa femme et de sa fille, le commissaire Sharko est un homme brisé. Insomnies, remords, chagrin... Difficile dans ces conditions de reprendre du service. Mais une macabre découverte va brutalement le ramener à la réalité : une femme est retrouvée morte, agenouillée, nue, entièrement rasée dans une église. Sans blessures apparentes, ses organes ont comme implosé. Amateur d'énigmes, le tueur est aussi un orfèvre de la souffrance. Et certainement pas prêt à s'arrêter là. Pour Sharko, déjà détruit par sa vie personnelle, cette enquête ne ressemblera à aucune autre, car elle va l'entraîner au plus profond de l'âme humaine : celle du tueur... et la sienne.

MON AVIS: J'avais un peu peur en ouvrant ce bouquin. Je m'explique pourquoi. Il y'a peu, j'avais abandonner un livre de cet auteur "vertige" et il y'a quelques années un autre, dont je ne me souviens plus du titre. Je m'étais dis que la plume de thilliez n'était définitivement pas pour moi. Et puis j'ai quand même voulu retenter et lui donner une dernière chance et j'ai bien fais, car j'ai passer un excellent moment avec se livre. Bon j'avoue ne pas avoir commencé par le début en lisant le premier tome des aventures du commissaire sharko, mais perso, cela ne m'a pas gêner du tout, car on a pas mal d'explications.
Pas blabla inutile, dés les premières pages, on plonge direct dans l'action et ça c'est un très bon point. Bon on pourrait se dire que cela peut s'essouffler par la suite, mais ce n'est pas le cas. Deuils de miel est un thriller ultra bien ficelé, qui tient la route et qui est très efficace. De plus, pas de temps mort ni de moment superflu, on va a l'essentiel et ça, j'ai adoré.
Bon ce n'est pas la première fois que l'on lit l'histoire d'un flic tourmenté, dépressif par sa vie privée et qui s'auto détruit mais là, on a affaire a autre chose que l'on ne découvre qu'a la fin. Je n'en dis pas plus et vous laisse voir par vous même.
L'enquête en elle même vaut son pesant d'or et les mailles de la toile sont tellement emmêlé que c'est difficile de trouver la chute de l'histoire. J'ai été happé par ce livre de bout en bout qui ne  m'a pas laisser une minute de répit, même si je ne suis pas une fan d'insectes. Il faut dire que certaine scènes sont macabre, sombre et un peu éprouvante si on est pas adepte de ce style.  Moi cela ne m'a pas gêner plus que ça.
C'est thriller captivant et très bien construit qui peut vous causer de belle frayeur que je vous invite a découvrir si l'envie vous en prend.