samedi 8 janvier 2022

L'évangile des ténèbres de Jean Luc Bizien

 RESUME: Seth Ballahan, rédacteur en chef d'un quotidien américain, apprend que Michaël Wong, l'un de ses collaborateurs, est piégé en Corée du Nord. Face à l'absence de réaction de se hiérarchie, Ballahan voit rouge. Contre vents et marées, il décide de secourir le jeune Wong. Dans Pyongyang, la capitale fantôme où les hommes ne sont que ces ombres, il cherche de l'aide auprès de Suzan, ravissante correspondante d'une O.N.G. canadienne. C'est alors que le Mal absolu surgit : un tueur monstrueux laisse dans son sillage une longue suite de cadavres atrocement mutilés. Paik Dong-Soo, billant militaire nord-coréen, se lance sur ses traces. Ils se retrouveront tous, à l'issue d'un parcours halluciné, en un lieu oublié. Celui qu'annonce l'Evangile des ténèbres....


MON AVIS: J'avais repéré ce livre sur LA et sur la blogsphère depuis un bout de temps. Et au hasard d'une visite au Gibert Joseph, j'ai vu les deux derniers. Malheureusement, il n'avait pas celui ci, que j'ai donc commandé chez mon libraire. Et quelle heureuse trouvaille que ce livre. L'auteur nous propulse en Corée du Nord, pays méconnu, mais dont on sait tous le milieu de vie des habitants. 
Depuis un moment, bon nombre de thrillers se passent dans les pays froids comme la Suède, l'Islande et tant d'autres. Mais je n'ai pratiquement jamais lu de thriller ayant pour toile de fond, un pays asiatique, à l'exception de la saga de Peter May qui se passe à Pékin.

Autant le dire tout de suite, ce bouquin est bien noir et bien sombre. De part son contenu, mais aussi par l'atmosphère qui en dégage. Si au départ, on se dit que l'auteur commence d'une façon un peu "déjà vue" et que l'on se dit que cela va être encore un thriller comme 50 autres que l'on a lu. On change rapidement d'avis au fur et à mesure que les pages se tournent.
L'auteur nous plonge donc dans cette Corée du Nord, dont on entend parler de temps en temps, pour la manière qu'a leur dirigeant de mener son monde à la baquette, façon dictateur. 

On suit plusieurs personnages comme Paik Dong-Soo que j'ai apprécié tout de suite, tant il a quelque chose qui sort de sa description . Même s'il est militaire et ainsi habitué à dire "amen" à tout ce que lui disent ses supérieurs, ne rentre pas dans le carcan fait pour lui. A l'inverse, Seth Ballahan m'a semblé au premier abord très antipathique. Imbu de lui- même, sûre d'avoir toujours raison, j'avoue que je lui aurais bien botté le derrière. Et puis, en tournant les pages, en grattant la surface, on le voit différemment et on se rend compte qu'il est pris dans un déluge d'événements qu'il ne maîtrise pas.
Michael Wong, américain d'origine coréenne, qui va faire un reportage en Corée et dont on reste sans nouvelle. On croise aussi la route du tueur, un serial Killer sans état d'âme et qui fait plutôt tache dans ce pays ou tout se veut parfait. 

Chapitre court, changement de personnages à chaque chapitre qui nous permet de les suivre indépendamment, rythme effréné et plume addictive, il n'en faut pas plus pour que je qualifie ce thriller de percutant et de très bien mené. De plus, l'ambiance est très bien retranscrite et nous laisse imaginer sans problème comment est la vie de ces pauvres gens là-bas. 
Le suspens tient en haleine et les aventures de chaque personnage nous fait passer par toute une palette d'émotion. A  découvrir !


mardi 4 janvier 2022

Une vengeance au goût amer de Ann Rule

 RESUME: En apparence, Mike et Deborah ont tout pour être heureux. Ce jeune couple de médecins a trois enfants, habite dans une banlieue cossue et possède une maison splendide… Mais peu à peu, ce bonheur s’effrite. Mike souffre de maux de plus en plus graves dont nul ne connaît la cause. Leur demeure est incendiée et deux de leurs enfants meurent dans les flammes…

La police s’acharne à trouver un début de piste. Mike et Deborah n’ont pas d’ennemi connu. Qui alors peut bien s’attaquer à eux de façon si cruelle ?

Avec la finesse qui la caractérise, Ann Rule déroule l’écheveau d’une union tragique, ponctuée par des accès d’infidélité, de désespoir, et un désir irrépressible de vengeance…


MON AVIS: Comme toujours avec Ann Rule, ses livres sont basés sur des faits divers réels qui ont eu lieu au Etats-Unis. Celui-ci, bien sûr, ne fait pas exception à la règle. Il nous relate la vie de Mike et Deborah, médecins, à qui tout semble sourire. Du moins en apparence, car lorsqu'on regarde de plus près et que l'on gratte la surface, leur vie n'est pas aussi belle que l'on pourrait croire .

D'habitude, j'aime beaucoup cette auteure, dont les livres sont à la fois des livres à suspens, des documentaires, grâce à des travaux de recherches très poussés (comme les pièces du procès, les témoignages des différents protagonistes, des enregistrements que l'on a mise à sa disposition ) . Mais aussi une histoire policière, car elle retrace l'environnement, plante le décor pour bien situer l'histoire et permettre aux lecteurs de bien s'immerger. 

Là, pourtant, je n'ai pas adhéré plus que ça à ce livre. Si le fond est assez intéressant et que j'ai bien aimé le début, la suite ne m'a pas passionné autant. 
Il est vrai que c'est des faits plus ou moins connu et que donc, il n'y a pas trop d'effets de surprise. Mais ce sont plutôt les personnages qui m'ont laisser de glace et l'affaire en elle-même qui ne m'a pas intéressé autant que les autres livres que j'ai pu lire de cette auteure. 
Même si je reconnais que l'auteure a encore une fois fait un excellent travail d'investigation pour tout relater cette affaire dans les moindres détails, j'ai lu ce livre assez vite, plus pour le terminer au plus vite que par réelle envie de savoir la fin. 

Cela ne m'empêche pas de recommander quand même cette auteure qui jusque-là, ne m'avait pas déçue. Disons que c'est d'avantage l'affaire en elle-même qui n'a pas titillé mon intérêt, que la plume de l'auteure qui n'a pas su me conquérir.

mercredi 29 décembre 2021

Le cycle noir tome 1: Le triomphe des ténèbres de Giacometti et Ravenne

 RESUME: Dans une Europe au bord de l'abîme, une organisation nazie, l'Ahnenerbe, pille des lieux sacrés à travers le monde. Ils cherchent à amasser des trésors aux pouvoirs obscurs destinés à établir le règne millénaire du Troisième Reich. Son maître, Himmler, envoie des SS fouiller un sanctuaire tibétain dans une vallée oubliée de l'Himalaya. Il se rend lui-même en Espagne, dans un monastère, pour chercher un tableau énigmatique. De quelle puissance ancienne les nazis croient-ils détenir la clé ?

À Londres, Churchill découvre que la guerre contre l'Allemagne sera aussi la guerre spirituelle de la lumière contre l'occulte.

Ce livre est le premier tome d'une saga où l'histoire occulte fait se rencontrer les acteurs majeurs de la Seconde Guerre mondiale et des personnages aux destins d'exception : Tristan, le trafiquant d'art au passé trouble, Erika, une archéologue allemande, Laure, l'héritière des Cathares...

MON AVIS:  Etant fan de ses auteurs depuis que je les ai découverts avec le 7e templier et le personnage de Marcas, je ne pouvais pas passer à côté de cette série. Il faut le dire, insérer de l'ésotérisme en plein milieu de la IIe guerre mondiale, il fallait oser. Et je peux dire une chose, c'est un pari réussi ! 

En même temps, pour moi, comme ce sont deux auteurs chouchou, il était presque certain que j'allais adorer. Mais le petit bémol, est que je n'aime pas les livres qui traitent sur la guerre. Surtout ceux qui parlent des deux grandes guerres. Mais là, c'est passer comme une lettre à la poste.

Les auteurs ont encore créé une saga grandiose avec pour univers les cathares. Ils nous font voyager à travers le monde et comme souvent, dans leur roman, la réalité rejoint souvent la fiction. Instiller un évènement, une période ou des personnages réels dans une fiction est souvent leur marque de fabrique. 
Comme à leur habitude, les auteurs ont effectué un énorme travail de recherche et de documentation pour coller au plus près de la vérité et là encore, chapeau bas messieurs ! 
L'histoire qui se déroule au fil de notre lecture est tout simplement magistral, tant au côté historique, qu'au côté fiction. 
Les auteurs arrivent bien à nous faire entrer dans le vif du sujet dès les premières pages et on est totalement immergé dans cette partie de notre passé que fut la 2e guerre mondiale. On suit différents personnages qui pour certains ont réellement exister aussi bien du côté anglais que parmi les membres du 3e Reich.

Les auteurs nous invitent à nous pencher sur un événement qui est peu connu durant cette période, à savoir la passion des dirigeants nazis pour l'ésotérisme. C'est sur ce fait que se base l'intrigue. 
S'ensuit un florilège d'action, de suspens, d'aventure à couper le souffle... Bon, on va dire que j'exagère, mais non à peine. On lit ce bouquin d'une traite ou presque, tant il est difficile de le poser.
De plus, les personnages sont tous très intéressants et pour les fans de Marcas, une petite surprise à la fin qui donne envie de vous ruer sur le tome 2. Ouf, j'ai les trois prochains en pal. Je vais d'ailleurs de ce pas aller chercher le 2 dans ma pal, comme je ne savais pas quoi lire, c'est chose faite

. Vous écrire cette chronique m'a donner envie de poursuivre l'aventure et de poser mes valises virtuelle au temps de la 2e guerre mondiale. 

L'institut de Stephen King


RESUME: 
 Au coeur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent.


Luke se réveille à l'Institut, dans une chambre presque semblable à la sienne, sauf qu'elle n'a pas de fenêtre. Dans le couloir, d'autres portes cachent d'autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques.
Que font-ils là ? Qu'attend-on d'eux ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à s'enfuir ?

MON AVIS: Lire un livre de Stephen King est un peu joué à la roulette russe, on va accrocher ou pas. Sur certains de ses romans précédents, il y en a que j'ai adoré et d'autre ou la mayonnaise n'a pas prise. Ayant lu ce livre en LC sur livraddict, j'ai pu échanger mes points de vue avec les autres lecteurs. 

Le moins, que l'on puisse dire, mais en même temps ceux qui lisent l'auteur ont l'habitude, il prend son temps pour poser les bases et on se demande où il veut en venir. 
Car lorsqu'on attaque le début, on rencontre des personnages qui nous font nous interroger sur leur lien avec Luke, personnage que l'on est censé connaître au fil de l'intrigue. 
Et puis au fur et à mesure que l'on poursuit notre lecture, les petites lumières de notre cerveau s'éclaire et nous font deviner (ou du moins essayer) ce qui va se passer plus loin. 

Une chose est certaine, on a vraiment envie de savoir la relation qu'il peut y avoir entre tous les personnages rencontrés. On passe par plusieurs émotions, de la peur pour Luke et ses camarades, de la joie aussi quand un événement que l'on espérait se produit, de la colère pour ses adultes qui se servent de ses enfants comme des cobayes.
L'auteur sait à merveille joué avec nos nerfs et nous obliger par la tournure de ses phrases, à vouloir aller plus loin dans le livre pour savoir ce qui va se passer. Et cela marche admirablement. 
Je dois reconnaître qu'à un certain moment, j'ai eu un peu plus de mal au cours de ma lecture, car j'ai trouvé une partie un peu trop longue. Quoi que nécessaire pour comprendre la suite.  

Mais à 200 pages de la fin tout s'accélère à un rythme incroyable. On tourne les pages à une vitesse folle, tant on est pressé de savoir tout en détail et j'ai eu confirmation de la position que j'avais depuis le début du livre quant à savoir qui fut le véritable héros de l'histoire. Pour ma part, ce ne fut pas Luke le personnage principal de l'histoire, mais un autre enfant que je vous laisse découvrir.
Les personnages qui jalonnent ce récit ont tous un petit quelque chose qui va nous faire réagir dans un sens ou dans l'autre. Que ce soient les enfants, les adultes qui les utilisent ou ceux qui sont extérieurs à tout ça.
Même si ce n'est peut-être pas son meilleur et que l'idée a un côté de déjà vu, l'auteur nous signe encore une fois une œuvre remarquable qui sur le fond et la trame m'a fait penser à la série du caméléon qui passait sur m6. Pour moi, ce fut une excellente lecture, pleine de surprise et de rebondissement et qui m'a fait passer un très bon moment. Que demander de plus?? 



mardi 28 décembre 2021

Nana de Emile Zola

 RESUME: Zola brûlait d'écrire Nana. "Je crois que ce sera bien raide. Je veux tout dire, et il y a des choses bien grosses. Vous serez content de la façon paternelle et bourgeoise dont je vais peindre les bonnes "filles de joie". En fait de joie, l'actrice, Nana, dévore les hommes, croque les héritages et plonge les familles dans le désespoir. Belle et prodigue, elle mène une danse diabolique dans le Paris du Second Empire, le Paris des lettres, de la finance et du plaisir. En se détruisant elle-même, elle donne le coup de grâce à une société condamnée, détestée par Zola. Neuvième volume de la série des Rougon-Macquart, Nana est le plus enivrant d'érotisme et de passion déchaînée.

MON AVIS: Encore un livre que j'ai lu il y a un moment. Sur cette lecture, il faut reconnaître que j'ai eu un avis assez mitigé. D'un côté, j'ai quand même bien aimé l'histoire par elle-même, l'ambiance qui est très bien rendu, mais de l'autre, la galerie de personnages à retenir, plus Nana qui ne m'a pas plu du tout avec ses airs m'a fait lever les yeux au ciel plusieurs fois.

Pourtant, malgré tout, ce livre m'a dans l'ensemble assez plu, car au-delà de l'aspect qui pourrait transparaitre en surface, il faut gratter un peu pour arriver à en décoder tous les sens et tout ce que l'auteur a pu vouloir en dire.
Il faut dire que le personnage de Nana est un monument à lui tout seul. Mais avec ce livre, l'auteur nous montre aussi, la condition des "cocottes" , ses demi-mondaines qui vivaient de leur charme et qui sans leurs généreux protecteurs, ne seraient rien. Cependant 
, qu'est-ce qu'elle m'a énervé !! Il faut dire qu'elle n'a rien pour plaire : elle est égoïste, profiteuse, godiche aussi. J'ai eu l'impression qu'elle jouait souvent les gamines boudeuses, dès qu'elle n'obtenait pas ce qu'elle voulait.

L'auteur nous livre aussi tout un panel de la bonne société  des hommes qui lui tournent autour, mais aussi du peuple un peu plus limité, si je puis dire.

En le lisant, je ne me suis pas rendu compte que finalement, l'histoire se passe dans un cours laps de temps et qu'il n'y a pas vraiment d'intrigue dans ce livre. Comme à son habitude avec Zola, certains chapitres sont plus plaisants que d'autres. Je reconnais que les passages sur les variétés ont été lus un peu en diagonale, tant ils m'ont laissé de marbre, mais les passages des diners qui encore une fois sont bien représentatif de la société du second empire, ainsi que ceux qui relatent les magouilles de Nana sont un monument de lecture.
Le style de Zola fait encore une fois mouche et si tour à tour, j'ai aimé et moins aimer ce roman, il reste quand même une référence et une documentation pour qui veut en savoir plus sur cette époque.

Il faut dire que Zola n'a pas son pareil pour décrire cette société et qu'il s'amuse à pointer du doigt tout leur travers qui donne au lecteur une bonne immersion de l'époque et qui lui permet de s'en donner à cœur joie durant sa lecture. Pas sûr que d'autres auteurs ont aussi bien réussit ce tour de force.



mercredi 15 décembre 2021

La forêt des ombres de Franck Thilliez

 RESUME: Paris, hiver 2006. Arthur Doffre, milliardaire énigmatique, est sur le point de réaliser un rêve vieux de vingt-cinq ans : ressusciter un tueur en série, le Bourreau 125, dans un livre. Un thriller que David Miller, embaumeur de profession et auteur d'un premier roman remarqué, a un mois pour écrire contre une forte somme d'argent. Reclus dans un chalet en pleine Forêt-Noire, accompagné de sa femme et de sa fille, de Doffre et de sa jeune compagne, David se met aussitôt au travail. Mais il est des fantômes que l'on ne doit pas rappeler, et la psychose saisit un à un tous les occupants de la ténébreuse demeure cernée par la neige...


MON AVIS: Lu dans le cadre du challenge un mot, un titre, j'ai une édition qui regroupe celui-ci et fractures.
D'habitude, Franck Thilliez est un auteur qui sait me happer, me transporter dans son univers et me laisser à bout de souffle à la fin de l'histoire. Là, je dois reconnaître que je n'ai rien eu de tout ça. Le début avait l'air prometteur, mais une centaine de pages plus loin, mon intérêt est retombé comme un soufflé qui dégringole.
Je n'irais pas jusqu'à dire que je me suis ennuyé, mais j'ai trouvé la trame de l'histoire beaucoup trop prévisible. De plus, j'avoue que j'ai du mal avec les huis clos. Ce n'est pas ce que je préfère, bien que j'en aie lu qui fus de très bon.

Il n'y a pas de véritable suspens à mon sens et j'ai deviné les grosses ficelles assez rapidement, ce qui fait que mon envie d'aller jusqu'au bout en a pris un sacré coup dans la cafetière. 

L'idée de départ était pourtant assez bonne et je me suis régalé sur les 100 premières pages comme je l'ai dit plus haut, mais ensuite, j'ai eu l'impression d'avoir déjà lu le livre, tant je pouvais presque dire ce qui allait se passer ensuite. Les seules données que je n'avais pas étaient le pourquoi de tout ça.  

Les personnages ne m'ont pas attiré plus que ça non plus. J'ai eu une grande antipathie directe pour Arthur Doffre que j'ai trouvé franc comme un âne qui recule et les autres ne m'ont pas plus convaincue. Il est vrai que pour moi, les personnages prennent une grande place dans mon appréciation  d'un livre. Si je ne ressens rien pour eux, si je les trouve fades et sans  intérêt, je vais avoir du mal à aimer le livre. 
Bien sûr, cela ne fait pas tout, mais cela fait quand même pencher la balance.

C'est dommage, car ce livre avait du potentiel, l'auteur a une plume qui peut être addictive, mais chez moi, cela n'a pas fonctionné cette fois-ci. L'histoire aurait pu être passionnante, mais n'a pas de réelle surprise et n'a pas non plus ce petit côté angoissant que j'ai déjà lu chez l'auteur. 
Une petite erreur de parcours qui n'entache en rien sur ce que je pense de l'auteur, à savoir qu'il est un excellent auteur de thriller. Il n'a plus à le prouver. 







mardi 14 décembre 2021

La citadelle des ombres, tome1: l'assassin royal, integrale, première époque, tome 1 de Robin Hobb

 RESUME: Au royaume des Six-Duchés, dans l'inquiétant décor d'une forteresse battue par les vents et les flots, Fitz, un jeune garçon issu d'une lignée royale, fait à la cour le rude apprentissage de la vie. Un maître d'écurie, étrange et bourru, lui prodigue conseils et affection ; un vieux sage, isolé au sommet d'une tour, l'initie à la délicate perception du Bien et du Mal ; des molosses qui l'ont adopté lui apportent réconfort et protection. Commence alors pour le jeune homme un long voyage initiatique semé d'embûches et de trahisons. Un voyage sans retour au bout de l'angoisse, de l'amour, de la désespérance. Confronté aux cruelles exigences de la loyauté, existe-t-il pour lui une autre voie que celle du sacrifice ?


MON AVIS: Cet intégral regroupe les trois premiers tomes de l'assassin royal, à savoir l'apprenti assassin, l'assassin du roi et la nef du crépuscule.

J'avais lu, il y a pas mal de temps, 2016, il me semble, le 1er tome de cette saga que j'avais acheté en poche. Il m'avait beaucoup plu et j'avais lu le tome 2 ensuite bien longtemps après.
Du coup, je me suis fait un petit plaisir et je me suis pris les intégrales en ebook, plus pratique à caser.
Et comme j'avais lu les tomes 1 et 2, il y a un bout de temps, j'ai tout recommencé.
Quel plaisir que cette lecture ! Je me suis rendu compte que finalement, j'avais encore assez de détails à l'esprit au cours de ma relecture pour me rappeler plusieurs passages.

Mais je comprends pourquoi cette saga fait l'engouement général. L'auteure signe là une magnifique épopée de fantasy où tout s'y trouve. De la magie, des complots, des intrigues de cour, un décor que l'on a aucun mal à imaginer, mais aussi l' époque du moyen âge . Et tous ses personnages, qui gravitent dans le bouquin, sont soit attachants, soit détestables. Mais on ne va pas se mentir : j'ai adoré les détester. 

Il y a une justesse dans l'écriture de l'auteur que l'on ne peut que l'on ne peut que se laisser entraîner dans cette saga. On suit donc Fitz, fils illégitime du prince chevalerie issue du royaume des six duchés. L'auteure nous conte l'histoire par la bouche de ce jeune homme (petit garçon au début du tome 1) qui va apprendre à devenir l'assassin royal du roi subtil, son grand père.

Cet univers très riche, nous plonge avec délice dans la vie de ce jeune garçon issue de sang royal qu'au fil des tomes, on apprend à aimer et que l'on est ravie de retrouver. Les autres personnages ne sont pas en reste, tant ils sont intéressant chacun à leur manière. Que ce soit Burrich, bougon, mais d'une loyauté sans faille. Le prince Vérité que j'ai trouvé très droit dans ses bottes et tous les autres que je ne peux décemment pas citer tous, tant ils sont nombreux. 

Il faut reconnaître qu'au début, avec tous ses personnages, on a un peu du mal à s'y retrouver, mais comme on les rencontre quasi tout au début, on s'y habitue vite. 

Ce que j'ai adoré dans cette saga, c'est que chaque détail a son importance, inutile de penser à sauter des passages, sinon on risque de ne plus rien comprendre. Les pages défilent très vite et la lecture devient vite addictive. 

J'ai relu mes chroniques sur les tomes 1 et 2 et quelques années après, mon avis reste globalement le même. Etonnamment, j'ai trouvé moins de longueur que lors de ma première lecture, surtout sur le tome 2, ou j'avais écrit que les passages entre Fitz et le loup me semblait longuet. Là, cela est mieux passé, je ne sais pas pourquoi j'ai plus savouré ses trois tomes les uns derrière les autres. Je n'ai jamais autant lu pendant ma pause déjeuner! 

Je me demande encore pourquoi j'ai attendu aussi longtemps pour continuer cette saga. Mais ayant la suite des intégrales dans ma pal, plus ceux des aventuriers de la mer, je peux dire que je ne vais pas attendre aussi longtemps pour lire la suite de cette superbe histoire. 


ce livre a été lu pour le challenge un mot, un titre

dimanche 12 décembre 2021

Le braconnier du lac perdu de Peter May

 RESUME: Depuis qu'il a quitté la police, Fin Macleod vit sur son île natale des Hébrides, à l'ouest de l'Écosse. Engagé pour pourchasser les braconniers qui pillent les eaux sauvages des domaines de pêche, il retrouve Whistler, son ami de jeunesse. Le plus brillant des enfants de Lewis. Le plus loyal aussi qui, par deux fois, lui a sauvé la vie. Promis au plus bel avenir, il a pourtant refusé de quitter l'île où il vit aujourd'hui comme un vagabond ; sauvage, asocial, privé de la garde de sa fille unique. Et d'entre tous, il est le plus redoutable des braconniers. Quand Fin se voit contraint de le traquer, Whistler, de nouveau, l'arrache à la mort et le conduit jusqu'à un lac qui abrite depuis dix-sept années l'épave d'un avion. L'appareil, que tous croyaient abîmé en mer, recèle le corps d'un homme, assassiné.


Dans sa quête pour résoudre l'énigme, Fin opère un retour vers le passé qui le confronte aux trois femmes qui ont marqué sa vie : Marsaili qui a hanté toute son existence, Mairead à la voix pure qui a envoûté ses premières années d'homme, Mona dont l'a séparé pour toujours la mort tragique de leur fils.

Opus final de la trilogie de Lewis, Le Braconnier du lac perdu en est aussi le plus apocalyptique. Alors que resurgissent les démons enfouis et que les insulaires affrontent une nature dévastatrice, l'heure des comptes a sonné et les damnés viennent réclamer leur lot de victimes.

MON AVIS: C'est avec une certaine nostalgie que j'ai finie cette saga Lewis qui m'a beaucoup fait voyager dans ses terres qu'est l'Ecosse. 
On retrouve donc Fin pour la dernière fois, toujours en proie avec son passé sur l'île de Lewis. Et il faut reconnaître que celui-ci est le plus sombre des trois, mais aussi beaucoup plus nostalgique. J'ai même eu l'impression que les pierres du chemin pleuraient en même temps que les personnages. ( Bon, j'exagère un peu).
En le commençant, je me demandais si je n'avais pas loupé un truc, car il démarre sur une action et la suite avait l'air de ne rien avoir avec ce début et puis ouf!! On finit par retomber sur ses pieds quelques pages plus loin.
Les nombreux flash back qui peuplent le récit n'arrivent pas comme un cheveu sur la soupe, mais nous aident pour la compréhension de l'histoire et sont savamment dosés.
L'auteur, c'est beaucoup attaché à nous faire ressentir l'atmosphère de l'histoire pour nous amener à comprendre l'alternance passé et 
présent. Ce que l'auteur fait avec un brio étonnant. Tout est bien orchestré et l'auteur réussit le pari de ne pas perdre son lecteur.
Les descriptions de l'île restent toujours aussi magnifique et il n'y a pas à dire, c'est une saga que j'ai vraiment adorée, tout tome confondu.
Tous les mystères sur la vie de Fin nous sont enfin expliqués, de même que sa relation avec les personnages que nous avons rencontrés au fil des trois tomes. Les derniers chapitres sont consacrés bien entendu à la résolution du meurtre et nous apportent un éclaircissement sur pas mal de choses.
L'aspect psychologique des personnages reste tout de même le point fort de cette saga, même si l'ambiance et les décors tiennent une place de choix.
Je regrette juste qu'à aucun moment, il ne soit fait mention de ce qu'il s'est passée dans le 1er tome, ce que je trouve un peu déroutant, surtout si on a quelques oublis sur ce tome.
Pour conclure, un tome qui clôture magnifiquement cette trilogie que j'ai vraiment beaucoup aimée et que je suis ravie d'avoir découverte.