dimanche 24 mars 2019

Treize de Seth Patrick

RESUME: Le temps des Revivers est arrivé. Les Revivers, ce sont ces hommes et ces femmes capables, d’un simple contact tactile, de ramener brièvement les morts à la vie – pour leur permettre de faire leurs adieux à leurs proches, par exemple, ou, dans les cas les plus radicaux, de révéler à la police l’identité de leur assassin. Modeste et introverti, Jonah Miller est l’un des Revivers les plus talentueux au monde. L’un de plus tourmentés, également. Et ce qui vient de lui arriver n’est pas pour le réconforter : lors d’une séance d’interrogatoire menée auprès d’une jeune femme sauvagement assassinée, Jonah a eu l’impression qu’une présence menaçante était tapie de l’autre côté, du côté des morts. Sensation uniquement due au stress ? Jonah n’en est pas certain. Lorsque Daniel Harker, l’homme qui a révélé au monde l’existence des Revivers et de l’organisation Baseline censée exploiter leurs compétences, est assassiné, Jonah est chargé d’élucider les causes de ce nouveau meurtre. Petit à petit, il réalise que les pouvoirs dont il est dépositaire le dépassent. Bientôt, tout ce qu’il tenait pour vrai s’effondre, tandis que se dessinent les contours d’une sinistre conspiration. Premier tome d’une trilogie haletante oscillant sans cesse entre thriller et fantastique, Treize renouvelle les deux genres avec une maestria étourdissante.

MON AVIS:  J'ai repéré ce bouquin chez mon libraire favori et pris complètement au hasard. La première page me semblait prometteuse et je ne me suis pas trompé. Dès le début on sent le potentiel de ce livre et on entre dans l'histoire avec délectation. L'idée est prometteuse et très originale : pensez donc, faire revivre des morts pour quelques minutes, histoire qu'ils nous en disent plus sur leur mort si c'est une mort violente, ou pouvoir faire leurs adieux à leurs proches. Vous imaginez ça, vous ?
J'ai tout adoré dans ce livre, l'histoire, les personnages, la plume de l'auteur, le contexte. Bref, pas de bémol ni de yeux qui se lèvent au ciel. Je me suis régalé avec les quelques 600 pages de ce livre. Je ne les ai pas vus passer tant l'histoire est passionnante de bout en bout.
On suit donc Jonah, un reviver qui doit élucider les causes d'un nouveau meurtre, banal, me direz-vous ? Mais Jonah a son don et est le meilleur dans sa branche. Mais son don justement finit par le dépasser et va au-delà de la simple ressuscitation.
L'écriture est fluide, alerte et si les chapitres peuvent être un peu longs, le découpage en paragraphes permet de garder une certaine légèreté et d'avancer tranquillement en avalant les pages sans s'en rendre compte. De plus l'histoire est enlevée et menée tambour battant et on a envie que d'une chose, encore!
Tous les personnages qui gravitent autour de Jonah ne sont pas en reste. Car s'il est le pion principal de l'échiquier, les autres personnages tels que Never et Annabel pour ne citer qu'eux, ont leur mot à dire sur leur popularité et n'ont rien à lui envier.
De plus l'idée de la résurrection pour quelques minutes est bien trouvée. Qui n'a pas souhaité pour ceux que l'on a perdus trop vite et à qui l'on n'a pas eu le temps de faire nos adieux de pouvoir remédier à cet acte manqué?
Un thriller sur fond de fantastique et une histoire agréable, originale et qui tient ses promesses, avec une écriture agréable, fluide et dont les pages se tournent sans qu'on les voie passer. Moi je dis bravo et j'attends que la suite paraisse en français.

j'ai lu ce livre dans le cadre du challenge de la licorne
 

samedi 23 mars 2019

L'héritage des rois passeurs de Manon Fargetton

RESUME: La dernière héritière d'une lignée royale doit fuir notre monde et retourner dans celui de ses ancêtres pour échapper aux hommes qui veulent l'éliminer. Là-bas, une princesse rebelle rentre chez elle pour prendre ce qui lui est dû : le trône d'Ombre. Voici l'histoire de deux femmes, de deux mondes imbriqués, de deux retours simultanés qui bouleverseront une fois de plus le destin tortueux du royaume d'Ombre. Coïncidence, ou rencontre orchestrée de longue date ?

MON AVIS: Lorsque l'on démarre ce livre, on se dit "ouah ça démarre fort". Et il est vrai que ça démarre très vite, après un prologue qui pourrait déconcerter. On assiste a un carnage ou on fait connaissance avec moult personnages que l'on va suivre pendant tout le livre: tel que Enora, notre héroïne en compagnie de Charly et Julian que l'on voit embarquer dans un univers peuplé de magie, de créatures tel que des dragons et des vouivres qui ne ferait pas bon de croiser en pleins paris et qui rencontrent Raven, autre héroïne de l'histoire.
Il faut bien le dire, c'est bon! De la pure fantasy avec une pincée de fantastique quand même. Mais le monde dans lequel on pénètre, est bien un monde fantasy. Un monde que l'on pourrait regarder a travers un miroir et dont on a des explications grâce a des fragments de texte. L'histoire est bourré d'action et on ne s'ennuie pas une seule seconde dans ce monde peuplé de magie mais pas seulement. En lisant entre les lignes, beaucoup de phénomène de société de notre temps sont évoqué. La vengeance, l'alcoolisme, la question du mariage contre sa volonté, l'homosexualité et d'autre sujet que je vous laisse découvrir.
La plume est juste et acéré et j'ai beaucoup aimer cette histoire qui est très fouillé. Et le monde d'ombre est très intéressant et bien trouvé. La magie comme je l'ai dis s'y côtoie avec des sorciers, des humains et bien d'autre chose dont je vous laisse la surprise.  Je ne me suis pas ennuyé pendant ma lecture que j'ai trouvé vraiment intéressante. Deux petits bémols que j'évoque en fin de chronique: la fin est un peu rapide avec un condensé d'information qui si on ne fait pas attention peut nous noyer. Je ne sais pas si l'auteur a  voulu répondre a toute les questions du lecteurs en un minimum de pages, mais ça arrive vite. Mais cette fin vaut le coup et comme je ne m'y attendais pas, je suis resté bluffé et j'adore ça. Autre petit bémol, j'aurais aimer que certains personnages évoqués est un plus d'épaisseur, car on en parle deux,trois fois, mais sans plus ce qui est dommage! Si on fait abstraction de ses petits travers, l'auteur, nous livre une histoire somptueuse qui nous surprend a imaginer ce monde, pleins de rêve, de magie de fantasy. Mais comme les dons, la magie etc. n'existe que dans les livres je vais continué a rêver en lisant, ce qui n'est déjà pas si mal.
 
j'ai lu ce livre dans le cadre du challenge de la licorne
 

dimanche 17 mars 2019

Espace négatif de Nicolas Derder

RESUME: Ludovic, trentenaire avancé, ronronne dans son quotidien bien rodé sous le soleil arlésien. Il vit en couple avec Louise, une infirmière admirable de gentillesse. La vie de Ludovic va lentement basculer à la suite d'une rencontre avec une femme mystérieuse et fascinante qui va l'entraîner beaucoup plus loin qu'il ne l'imaginait.

MON AVIS: En ouvrant ce livre, je ne savais pas a quoi m'attendre. On commence sa lecture par une curieuse scène: celle d'un homme qui se réveille au sommet d'une tour sans un souvenir de ce qui c'est passé. Cette scène nous fait poser d'emblé tout un tas de question. On assiste donc au quotidien de Ludovic, quelques semaine avant cette fameuse scène. Qui est Ludovic et que fait il de sa vie. J'avoue que si l'histoire est quand même assez énigmatique et présente un intérêt certain, car le fil conducteur est assez bien trouvé, je n'ai éprouvé que peu de sympathie pour le personnage que j'ai trouvé assez alambiqué dans son existence. Un peu comme s'il l'a vivait a travers une autre personne, comme si les choses ne le concernait pas.
Pourtant dans ce livre il y'a beaucoup de bon point. Ce fil conducteur dont je parlais plus haut et qui nous donne envie de savoir la fin. En parlant de cette fin je dois avoué qu'elle m'a laisser scotché, car je ne m'y attendais pas le moins du monde. Les dernières lignes sont pour le moins surprenante et ça j'aime bien plutôt qu'une fin auquel on s'attend ou que l'on voit venir 80 pages avant.
L'histoire en elle même tient bien la route et l'écriture assez incisive, tantôt brut, tantôt plus douce.
Un avis en demi teinte du coup mais que je vous invite quand même a découvrir, histoire de vous faire votre propre avis

merci a Nicolas pour m'avoir fait parvenir son livre.

dimanche 10 mars 2019

Les derniers jours des rois de Patrice Gueniffey

RESUME: La fin des rois et des empereurs de France et des Français racontée par les meilleurs historiens. Comment sont morts les principaux souverains qui ont fait la France de Charlemagne à Napoléon III ? Les meilleurs historiens actuels répondent pour la première fois à cette question dans des contributions qui conjuguent exigence scientifique et écriture enlevée. Qu'elles soient criminelles, accidentelles, longues ou spectaculaires, toutes les morts sont à la fois tragiques et éminemment politiques, comme le démontre Patrice Gueniffey dans sa présentation. La mort du monarque est paradoxalement le moment clé de son existence car elle conditionne son inscription dans la postérité. Sa fin marque un commencement car elle l'oblige à s'élever au-dessus de la souffrance par l'exemplarité et le sens de la grandeur. Ce « savoir-mourir » est l'apanage des hommes d'Etat. Riche en anecdotes et découvertes, cet ouvrage sans précédent offre ainsi un regard inédit sur le tragique et la mystique du pouvoir à la française.

MON AVIS: En lisant le titre de ce livre, on pourrait se dire qu'il y'a plus gai comme lecture. il est vrai qu'il y'a plus drôle. Mais la vie et la mort sont intimement lié et si on s'intéresse a la vie des rois, on doit s'intéresser a leur mort aussi.
L'histoire a l'école m'ayant il faut le dire peut passionné car on nous parlait que des guerres et que personnellement, cela ne m'attire pas, je suis ravie de pouvoir élargir mes connaissances avec des livres qui sont bien plus passionnant que les cours.
Même si, comme je l'ai dis plus haut, il y'a plus gai que la mort de nos roi, j'ai trouvé ce livre fort intéressant. Bon j'avoue, que certaines fin de rois m'ont plus intéressé que d'autre, mais ça c'est une question d'affinité. J'avoue que j'ai toujours eu moins d'intérêt pour Napoléon que pour d'autre, mais c'est un détail. De plus, certaine mort de roi, m'étais totalement inconnu comme celle de charlemagne qui ouvre ce livre, ou Hugues Capet, alors que d'autre comme Louis XIV, ou Henri IV sont archi connu même pour un profane.
Livre très intéressant, pour ma part, mais avec des chapitres assez court pour certains et bien longuet pour d'autre, j'avoue avoir passer certains chapitre dont je connaissais les détails par cœur. Un livre qui se lit vite et bien et qui peut intéresser les personnes qui voudrait en apprendre plus sur nos rois, avant de se lancer dans des longues biographies. J'ai beaucoup appris sur des rois trop méconnu et que si leur mort est très connu, leur vie le fut un peu moins, ou basé sur des idées reçu! Tel Louis XVI, qui loin d'être le simplet que l'on a trop souvent décrit fut digne et aimant pour sa famille jusqu'à la fin. Le pauvre Napoléon qui mourut quasi seul sur son ile. Louis XVIII est l'un de ceux que je connais le moins et qui fut rattraper par tous les excès de sa vie et tant d'autre que je vous invite a lire par vous même et dont chaque auteur qui ont travaillé a ce livre, nous apporte par leur connaissance un savoir sur notre histoire qui ne laisse pas indifférent.

L'homme qui rêvait d'etre Dexter de Stephane Bourgoin

RESUME:  Démembrer un corps humain est un événement plutôt tristement banal." Dans les années 1980, un policier de Miami tue en série des trafiquants de drogue avec un rituel particulier, Manuel Pardo Jr. est un bon père de famille et n'éprouve aucun regret. "J'ai rendu service à l'humanité. Je pouvais les truffer de vingt balles et ça ne m'a jamais empêché de dormir comme un bébé." Policier à Miami, bon père de famille, aimé par ses proches et serial killer qui sévit pour une "juste cause"...La fiction imite autant mieux la réalité que la troisième saison de Dexter qui nous présente le personnage d'un procureur tueur en série qui se nomme Miguel Prado Jr. à rapprocher du vrai Manuel Pardo Jr... Mais la fiction peut aussi nourrir l'imaginaire d'un tueur en série. Pour preuve à Edmonton, Canada, en Octobre 2008 : Mark Twitchell, un cinéaste qui a tourné un film hommage à Stars Wars l'année précédente, produit un thriller où le héros est un serial killer "à la Dexter" qui attire des inconnus dans un garage pour les tuer et les démembrer. Deux semaines après ce tournage, le réalisateur tend un piège à deux hommes dans ce même garage, ou il les attaque le visage dissimulé par un masque de hockey. En parallèle, le meurtrier, qui anime une page Facebook au nom de "Dexter Morgan", écrit un journal intime où il exprime ses fantasmes et décrit ses crimes dans les moindres détails. Ce document exceptionnel, "SKConfessions", ainsi que son autoanalyse, "Profil d'un psychopathe", sont publié ici pour la première fois. Plus grand spécialiste mondial des tueurs en série, auteur d'une cinquantaine d'ouvrages traduits dans vingt langues, Stéphane Bourgoin a rencontré à ce jour plus de soixante-dix serial killers.


MON AVIS: Bien longtemps que je n'avais pas lu un livre de Stéphane Bourgoin. Pour les profanes, sachez que c'est LE spécialiste français des tueurs en série. Et il peut vous en dire un bout sur le sujet, croyez moi.
L'auteur nous parle de différent personnages qui inspira ou fut inspirer par la série Dexter ( série qui parle d'un flic qui tuent des criminels d'une certaine façon). On a un possible tueur qui inspira le livre dont la série trouve son origine. Et l'auteur essaye de montrer les différents rapprochement possible entre eux. D'ailleurs, un personnage récurent d'une des saisons porte le même nom.
L'auteur nous relate aussi des histoires de flics qui furent des serials killers, a l'image du plus connu et du plus sordide d'entre eux: Gérard  Schaefer!
Enfin il nous parle sur une grosse partie du livre d'un apprenti réalisateur, fan de la série et qui joua si je puis dire au tueur pour ressembler au personnage de la série. Nous avons en outre, un journal du tueur qui nous fait immerger totalement dans la tête du tueur. Un récit qui fait froid dans le dos!
L'auteur nous raconte sans détour un récit de ses tueurs et c'est impressionnant. J'ai été happé comme d'habitude par la plume de l'auteur, qui est direct et sans détour. Ce livre avec son condensé d'horreur n'est pas a mettre entre toute les mains, mais j'ai personnellement beaucoup aimer ma lecture comme tous les livres de Stéphane Bourgoin. J'apprécie ses descriptions de ses tueurs qui sont, je trouve bien dérangé pour rester correct, mais dont la psychologie est des plus intéressante. Un livre a ne pas mettre entre toute les mains mais un livre a lire quand même.

samedi 9 mars 2019

L'apothicaire de Henri Loevenbruck

RESUME: Il vécut à Paris en l'an 1313 un homme qui allait du nom d'Andreas Saint-Loup, mais que d'aucuns appelaient l'Apothicaire, car il était le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes..." Un matin de janvier, cet homme découvre dans sa boutique une pièce qu'il avait oubliée... Il comprend alors que jadis vivait ici une personne qui a soudainement disparu de toutes les mémoires. L'Apothicaire, poursuivi par d'obscurs ennemis, accusé d'hérésie par le roi Philippe le Bel et l'Inquisiteur de France, décide de partir jusqu'au mont Sinaï. Entre conte philosophique et suspense ésotérique, L'Apothicaire est une plongée vertigineuse dans les mystères du Moyen Age et les tréfonds de l'âme humaine.

MON AVIS: Attention coup de cœur !! Cela faisait un moment que ce livre me faisait de l'œil. Depuis que ma copinaute licorne l'avait lu et en avait fait une chronique. je l'avais vu plusieurs fois en librairie mais n'avait jamais oser le prendre. Et puis j'ai lu deux autres livres de cet auteur: l'affaire copernick et Nous rêvions juste de liberté. Je me suis dis qu'il fallait que je le lise.
Dés le départ et les premières ligne le ton est donné! On plonge dans l'histoire avec comme fil conducteur un apothicaire du nom d'Andreas Saint-Loup. Tout commence a Paris dans les années 1300 ou notre héros découvre une pièce de sa demeure qu'il avait complètement oublié. S'ensuit une quête d'un livre qui va mettre la vie de notre apothicaire en péril ainsi que ceux qui l'accompagne.  Ce roman mélange un coté thriller, et fantastique et quête historique qui ne pouvait pas me laisser indifférente, moi la grande amatrice des livres historiques.
Je me suis plongé complètement dans ce livre ou je me suis régalé de cette histoire. J'ai adoré la forme de la narration ou  l'auteur n'hésite pas a nous prendre a partie et j'ai eu l'impression d'être du voyage tellement j'étais en total immersion.
De plus et ce qui ne gâche rien, l'auteur a fait un formidable travail de recherche historique pour être au plus proche de cette époque médiéval, de Paris, en passant par Béziers, le mont Sinaï.. Les chapitres assez court nous permettent d'avancer vite et en cadence.
J'ai beaucoup aimer les réflexions de notre apothicaire que j'ai trouvé très moderne, très en avance sur son temps, comme par exemple celle qui fait a propos des médecins. L'intrigue est bien mené et le rythme est soutenu tout au long du livre ce qui permet de ne pas s'essouffler et de vouloir toujours en savoir plus. Pour ma part, je l'ai dévoré de bout en bout . La fin est bien trouvé et je dois avoué que c'est ce qui me faisait le plus peur et je me demandais comment l'auteur allait s'en sortir, mais sa fin ne laisse pas une pointe de doute, colle parfaitement au reste et est d'une logique a toute épreuve si on a suivit l'histoire avec attention. J'ai refermé ce livre avec une petite pointe de regret de l'avoir déjà terminer et avec une envie de suivre cet auteur dans ses écrits. Je pense qu'il va devenir un de mes auteurs chouchou.

Je vous invite donc a prendre part a cette quête en compagnie d'Andreas, de Robin et de Aalis si une aventure historique, parsemé d'une pincée de surnaturel et une pointe de thriller vous donne envie


ce livre a été lu dans le cadre du challenge de la licorne

dimanche 24 février 2019

Misery de Stephen King

RESUME: Misery Chastain est morte. Paul Sheldon l'a tuée avec plaisir. Tout cela est bien normal, puisque Misery Chastain est sa créature, le personnage principal de ses romans. Elle lui a rapporté beaucoup d'argent, mais l'a aussi étouffé : sa mort l'a enfin libéré. Maintenant, il peut écrire un nouveau livre.
Un accident de voiture le laisse paralysé aux mains d'Annie Wilkes, l'infirmière qui le soigne chez elle. Une infirmière parfaite qui adore ses livres mais ne lui pardonne pas d'avoir fait mourir Misery Chastain. Alors, cloué dans sa chaise roulante, Paul Sheldon fait revivre Misery. Il n'a pas le choix...

MON AVIS: Quand on commence a lire ce livre, on est de suite pris dans l'ambiance comme avec presque tous les livres de Stephen King que j'ai découvert jusqu'à présent.
L'histoire a quelque chose de vraiment sordide. Attention pas glauque! Mais d'une noirceur et d'une horreur a toute épreuve. Annie Wilkes a tout de la dégénéré au sens le plus profond du terme! Il lui manque vraiment une case si je puis m'exprimer ainsi. Et le pauvre Paul qui la rencontre au hasard d'un accident, va en faire les frais. Je me suis demandé pendant tout le livre si leur rencontre était vraiment le fruit du hasard.
Ce livre est avant tout un puissant huit clos psychologique entre un écrivain qui se sent brisé et une ancienne infirmière complètement sadique et psychopathe. J'ai l'impression que l'auteur c'est régalé en lui donnant vie!
Comme souvent, l'auteur pose les bases en douceur et cela peut occasionner quelques longueurs qui peuvent ennuyer. Personnellement, ses longueurs ne me dérange pas, car elle nous permet de bien se plonger dans l'ambiance. Et pour ça, King est génial! On a l'impression de se mettre en sous marin pour suivre ses histoires. Un peu comme si on tombait dans des sables mouvant. Le suspens est au rendez vous et certaine pages, il est vrai, est a vous glacer le sang, surtout quand Annie est prise de ses crises psychotique et que le pauvre Paul est sa principal victime.
L'angoisse monte petit a petit, au fur et a mesure que les pages se tournent et cela devient de plus en plus oppressant. J'avoue que d'habitude, je ne suis pas fan des huit clos, car je trouve qu'au bout d'un moment, on tourne en rond et cela devient redondant. Mais dans celui ci, pas du tout. Stephen King gère cela d'une main de maitre et tel un chef d'orchestre, bat la mesure au rythme des péripéties des deux protagonistes. L'histoire en elle même est tout simplement génial et très intéressante sur le plan psychologique.
On peut se demander ce qui arriverait si pareil chose se produirait dans la réalité. J'ai entendu dire il n'y a d'ailleurs pas si longtemps que lorsque Conan Doyle a fait mourir Sherlock Holmes, a reçu une avalanche de protestation et de lettre de fan qui ne voulait pas voir mourir leur héros. C'est dire ce que les écrits peuvent faire sur une personne fragile psychologiquement! Tout comme dans des films d'horreur, ou des fans tuent pour imiter leur "héros" de fiction. Je me demande dans quel monde on vit.

 ce livre a été lu dans le cadre du challenge de la licorne

C'est Dimanche, on visite

Et voila revenu la fin du mois et un nouveau rendez vous de ma chronique de c'est dimanche, on visite..
Comme vous le savez, ce rendez vous, vous invite a visité un trésor de notre patrimoine aussi bien architectural que historique


Pour ce mois ci, j'ai décidé de vous emmener a Orléans voir sa cathédrale sainte croix. Vous verrez par son histoire que la pauvre en a vue de toute les couleurs.

La cathédrale Sainte-Croix est une cathédrale catholique romaine de type gothique située à Orléans dans le département du Loiret et la région Centre-Val de Loire. Elle est le siège épiscopal du diocèse d'Orléans. La cathédrale est dédiée à la Sainte Croix.
La cathédrale Sainte-Croix d'Orléans fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862

Un peu d'histoire
Les fondations de la Cathédrale de Sainte-Croix remontent à l'an 330, à l'initiative de l’évêque d'Orléans, Saint Euverte. Son nom fait écho à la découverte au même moment à Jérusalem, de la Croix du Christ, par Sainte Hélène, alors nièce de l'empereur romain Constantin.
Le premier office y est donné en 350. Dès lors, la cathédrale connut de nombreuses reconstructions et changements jusqu'à nos jours, ayant subi invasions, guerres et affres du temps. Attaquée par les Normands en 865, elle est reconstruite en 883 par le roi des Francs, Carloman II et le monarque carolingien Arnulf de Carinthie. En 999, un incendié qualifié de "mystérieux" ravage de nombreux monuments d'Orléans, dont la cathédrale. Au cours du 12e siècle, l'évêque Arnoul II décide de reconstruire Sainte-Croix, qui devient alors l'une des plus imposantes cathédrales de France. Toutefois, la construction s'étant faite dans la précipitation, le sanctuaire et une partie de la nef viennent à s'écrouler en 1227.
50 années plus tard en 1278, l'évêque Robert de Courtenay, l'un des arrières-petit-fils de Louis le Gros, roi de France au 12e siècle, entreprend de rétablir l'édifice sous les traits de l'Architecture gothique. Peu épargnée jusqu'à présent, la cathédrale connaîtra enfin quelques siècles de tranquillité, ne subissant de séquelles ni de la Guerre de Cent Ans, ni du siège de la ville Orléans au 15e siècle. Hélas en 1568, Sainte-Croix est pillée par les Protestants, entraînant l'effondrement d'une partie de l'église. Dès la fin du 16e siècle, Henri IV assure la réparation de la cathédrale, aux frais de l’État. Plus de 200 ans s'écoulent avant l'achèvement de l'église en 1829, lorsque la façade du grand portail et les tours, dont les travaux commencèrent dès 1726, sont dévoilées. Depuis 1862, la Cathédrale Sainte-Croix est considérée comme un monument historique de la France.
 vue extérieur de la cathédrale

Depuis son achèvement en 1829, la cathédrale a connu les affres du temps et des guerres.
Le clocher, qui s'inclinait de façon inquiétante, est détruit en 1854, puis reconstruit et inauguré en 1858.
Les vitraux du chœur (œuvre de Lobin) sont installés en 1859 à l'initiative de Mgr Dupanloup.
En 1940, pendant l'avancée allemande, une partie du centre ancien d'Orléans est ravagée par les bombes et des obus allemands. La cathédrale est également touchée, mais les dégâts restent mineurs, de même qu'en 1944. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les travaux de restauration se succèdent afin de redonner à l'édifice sa splendeur passée. Cependant, les affres de la guerre ne sont pas toutes réparées : par exemple, l'accès aux deux tours est interdit au public, car non réparé depuis 1940 ; à la suite du bombardement de mai 1944, le bourdon,
 cloche la plus grave (et donc la plus grosse) s'était trouvé finalement fêlée (en 1971). Devenue donc inutilisable, elle n'a été refondue et réinstallée qu'en 2012.


je vous met quelques vue de l'extérieur


une vue depuis la rue, photo ci dessus


il faut savoir que cette cathédrale a eu de nombreuses fouilles
François Lemaire, juge au tribunal ecclésiastique d'Orléans, relate dans Histoire de l’Église et Diocèse d’Orléans qu'en 1628 auraient été trouvés, au cours du creusement des fondations pour le bras nord du transept, les restes d'un château romain qui n'a, par la suite, jamais été confirmé.

 

Les premières découvertes assurées datent des travaux entrepris en 1889/1890 pour installer un calorifère dans la cathédrale. Elles ont permis de reconnaître le bras nord et la croisée du transept, l'alignement des piliers sud de la nef de la cathédrale romane. Leur publication est accompagnée d'un plan apportant une restitution hypothétique, fortement inspirée du plan de Saint-Sernin de Toulouse (nef à bas-côté double, chœur très court et déambulatoire à cinq chapelles) . D'autres reconstitutions, tout aussi éloignées de la réalité historique, ont été encore proposées par Paul Frankl ou Frédéric Lesueur.

 

En juillet 1903, une fouille établit que la cathédrale romane n'a jamais possédé de crypte. Cette fouille avait été engagée à l'initiative d'un groupe de séminaristes emmenés par le jeune Georges Chenesseau.

 

En 1937 est ouverte, sous la direction de Georges Chenesseau, devenu entretemps chanoine honoraire, la première véritable campagne de fouilles, menée dans le but de reconnaître le chœur roman. Ses résultats sont spectaculaires : l'ensemble du chœur roman, fruit de deux campagnes de construction, le déambulatoire et l'entrée de la chapelles d'axe sont maintenant connus. Les résultats sont conservés dans un sous-sol archéologique improprement appelé crypte, cet espace n'a aucune fonction religieuse.
Outre des tombes et des substructions des époques romane et carolingienne, sont mis au jour des vestiges de bâtiment attribués à l'époque gallo-romaine. Georges Chenesseau les identifie immédiatement avec la basilique construite par l'évêque saint Euverte, provoquant ainsi une violente polémique qui a rapidement dépassé le simple cadre local.
En 1940 un sondage dans le bas-côté nord de la nef fait apparaître le mur nord de la nef, apportant ainsi la preuve que la cathédrale romane n'avait qu'un seul bas-côté.
Restait à résoudre la question du nombre d'absidioles. Des fouilles menées en 1941 devant la sacristie et en 1942 dans le bas-côté nord du chœur apportent la réponse : la cathédrale d'Orléans avait trois chapelles rayonnantes
 photo du haut : vue du transept sud
 photo du haut: vue de la façade ouest en gros plan
 photo du haut: vue de la flèche et photo du bas vue de la tour nord
petite anecdote
Il existe un lien indirect entre la cathédrale actuelle et Jeanne d'Arc. L'héroïne historique nationale est venue suivre la messe vespérale le durant le siège d'Orléans (il faut rappeler que l'édifice tel qu'il est aujourd'hui n'existait pas en 1429, à l'exception des chapelles de l'abside, qui entourent le chœur à l'arrière). On peut signaler aussi que la rue Jeanne d'Arc ouverte au XIXe siècle arrive devant la façade principale (à l'époque on souhaitait avant tout dégager le sanctuaire des petites rues et des constructions médiévales qui l’"enserraient", la dénomination ne vint qu'après).
Chaque année, au soir du 7 mai, pendant les Fêtes Johanniques, a lieu, sur le parvis, la cérémonie de la Remise de l'Étendard (qui évoque celui de Jeanne d'Arc). La municipalité en est gardienne et le transmet aux autorités religieuses catholiques pour la durée des festivités. La façade de la cathédrale sert ensuite de support à un son et lumière.

et maintenant entrons

je fais ici une petite parenthèse pour vous raconter une anecdote trouver sur internet. Avez vous vu la façade que j'ai mis en première photo? elle est jolie n'est ce pas? et bien apparemment avant d'être élu "plus belle cathédrale", elle a été qualifié de plus laide cathédrale de France. Cela s'explique par le faite, qu'elle a été construite dans le style gothique alors que ce style était passé et que c'était le style renaissance qui était a l'honneur. Le pire, c'est que même les auteurs en ont rajouté une couche: D'abord Victor Hugo, dans son « Voyage vers le Rhin » : « On dirait cette odieuse église d'Orléans qui de loin promet tant et de près déçoit toutes ses promesses ».
puis Marcel Proust qui qualifie la cathédrale de « plus laide de France » dans « À La recherche du temps perdu ». Heureusement, les avis ont changé!!
Autre anecdote ou plutôt légende ce coup ci : contrairement aux autres cathédrales, elle n'aurait pas été bénie par le clergé mais par dieu lui même. En effet, lors de la cérémonie de consécration, la main de dieu lui même serait apparu au dessus de l'autel pour la bénir. Du coup du premier évêque a tous ses successeurs n'ont juger utile de la consacrer, car dieu l'ayant bénie lui même .

Je ne sais pas vous, mais moi, même si je ne suis pas pratiquante, lorsque je rentre dans un lieu tel que celui ci: église, basilique ou autre, il y'a toujours une sorte de recueillement et une paix qui s'installe en moi. Du coup, je parle a voix basse pour respecter ce lieu et ça me hérisse le poil de voir des gens qui parle fort ou crie carrément sans aucun respect.
 photo du haut la nef depuis le chœur et photo du bas la nef  centrale et le chœur

 ce que je préfère dans une église: l'orgue. J'adore le son que ça produit.



 voici ci dessus les différentes chapelles et en dessous la chapelle st michel


 ci dessus les stalles et en dessous la chapelle jeanne d'arc

 sur les deux photos du bas, le déambulatoire et le chœur depuis le déambulatoire





le transept nord
et les lancettes du chœur





ci dessus, la clé de voute centrale

et on arrive a la partie que je préfère avec les orgues... les vitraux

 Vitrail des apparitions de Jeanne d'Arc à Domrémy.

 Vitrail de l'entrée de Jeanne d'Arc dans Orléans.

 Vitrail du couronnement de Charles VII à la cathédrale de Reims.

après vous avoir montré les détails des vitraux, voici une vue plus généralisé



c'est sur ses belles photos que s'achève notre visite. Je vous dis au mois prochain pour un nouvelle chronique de c'est dimanche on visite