samedi 14 novembre 2020

Le jeu de l'ombre de Sire Cédric

 RESUME: Mais que pouvait bien chercher Malko Swann cette nuit-là ? Une overdose d'adrénaline, la sensation ultime, le sentiment de liberté ?

Pourquoi roulait-il aussi vite en pleine nuit sur une route de campagne étroite et sinueuse jusqu'à faire une chute de trente mètres en bas du pont du Diable ?
Atteint d'un traumatisme inexplicable, le musicien est désormais incapable d'entendre la musique. Mais il ne s'agit que du début de sa déchéance. Dans l'ombre, quelqu'un l'observe… quelqu'un qui veut jouer avec lui. Un jeu au goût de sang… Il s'engage alors dans un combat désespéré.



MON AVIS: Et voilà, j'ai lu le dernier livre des aventures d'Alexandre Vauvert sorti à ce jour! Et quel livre… L'auteur n y a pas été dans la demi-mesure. On suit donc Malko Swann, musicien de son état qui après un accident de la route se retrouve avec une pathologie inconnu pour ma part: celui  de ne plus  entendre la musique. Il entend très bien les sons, mais pas les notes. Si vous êtes sceptique, sachez que cette pathologie existe.
On peut difficilement aimer Malko. Il passe de femme en femme, les prend et les jette comme de vulgaire kleenex et s'abrutit de fêtes, d'alcools et de drogues. 
Suite à cela, il s'enferme dans une sorte de dépression et c'est là que tout démarre, si j'ose dire. Que lui arrive t'il exactement? 
En parallèle de cette histoire, on retrouve notre ami Vauvert qui enquête sur la découverte de deux corps de jeunes filles assassinées, ou après une petite investigation, trouve un point commun entre notre rock star dépressive et ses deux jeunes filles. Je n'en dis pas plus, histoire de titiller votre curiosité.
Comme je l'ai dit plus haut, on ne peut pas s'attacher à ce Swann qui est horripilant de bien des façons. Il est l'archétype de la star qui se prend pour dieu et croit qu'il peut tout avoir et faire ce qu'il veut. Mais, personnellement, je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir un petit pincement au cœur, en lisant tout ce qui lui arrive.
Dans tous ses livres, l'auteur adore y glisser une petite pointe de fantastique, histoire de maintenir un petit côté angoissant dans ses histoires. Et il faut dire que cela marche à merveille. 
Pendant toute la lecture, on se pose des questions sur la santé mentale de Malko: Est il fou? Ce qu'il vit est-il réelle ? Faut il le croire ? On n'est pas épargné côté questions .
Ce thriller est captivant et stressant, car on joue aux devinettes pendant  toute la durée de notre lecture et que l'on a hâte d'arriver à la fin pour connaitre le dénouement. C'est diaboliquement efficace et l'auteur mène son jeu de main de maître.

 
Et puis j'ai adoré retrouver Vauvert qui sous ses airs de gros baraqué, a quelque chose qui fait qu'on l'aime très vite (pour cela, je vous conseille de lire la saga Eva Svarta, où vous retrouverez Vauvert) 
Des chapitres court, une histoire bien prenante et palpitante, il n'en fallait pas plus pour passer un très bon moment de lecture avec cet auteur que j'apprécie vraiment beaucoup.  

Dessins

 Et voici mes deux nouveaux dessins. Ce coup ci, ce sont des chiens. 



dimanche 8 novembre 2020

Complot de Nicolas Beuglet

 RESUME: Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.


Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…

De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies…

Étayé par les dernières découvertes de la science et de l’histoire, Complot explore les secrets premiers de l’humanité.

MON AVIS: J'ai découvert cet auteur avec le cri que j'ai eu en cadeau après une réclamation suite à un livre défectueux.  Ce premier tome fut une excellente surprise et j'avais beaucoup adhéré à l'univers de l'auteur. Du coup, je fus ravie de retrouver les personnages principaux dans cette nouvelle intrigue qui, bien qu'elle ne soit pas dénuée d'intérêt m'a un poil moins passionné que le premier.
En écrivant cela, je ne veux pas dire que je n'ai pas aimé. Au contraire, j'ai apprécié ma lecture, mais je l'ai trouvé un peu plus long. 
Par contre, la force de ce roman en ai le thème qui est très actuel. De plus, au vu du sujet, je ne pouvais pas ne pas adhérer à l'histoire! L'auteur nous livre un sujet qui pose question, à savoir la place des femmes dans la société.
Ce roman tout en nuance, sans tomber dans l'exagération nous parle de la misogynie dont font encore preuve certains hommes.
L'intrigue est, en tout cas, menée tambour battant et d'une main de maître par son auteur. Tel un chef d'orchestre, il donne le ton et nous amène à nous poser des questions sur nos origines et les valeurs que l'on nous a inculqué. 
En ce qui concerne les personnages, j'ai eu plaisir à retrouver Christopher et Sarah, de même que Simon. Si Christopher est resté le même que dans le cri, j'ai trouvé par contre Sarah bien différente. Plus hargneuse, plus fragile, plus "roc". J'ai eu l'impression que rien ne la touche. Mais en même temps, l'auteur ne nous l'épargne pas au fur et à mesure que l'on avance dans la lecture. Il nous dévoile aussi certains secrets la concernant et j'ai hâte d'en connaître un peu plus.
L'auteur a su écrire une très bonne intrigue autour de faits historique ou il remonte très loin en arrière et nous amène a nous pencher sur nos origines et a essayer de peut être en savoir un peu plus. 
Bien que j'ai beaucoup apprécié ce livre, il m'a manqué un petit quelque chose pour le mettre à la hauteur du premier. Je vous laisse le soin de vous faire votre propre opinion et de me dire ce que vous en avez penser. 

  

Remède de cheval, tome 2 de Agatha Raisin de M.C. Beaton

 RESUME: Agatha Raisin, s'intégrant peu à peu à son petit village, fait la connaissance de Paul, le vétérinaire, qui ne semble pas insensible à ses charmes. Mais celui-ci est retrouvé mort, victime d'une injection de tranquillisant destiné au cheval de Lord Pendlebury. Agatha ne croit pas à l'accident et prend l'enquête en main. Son nouveau voisin, le colonel Lacey, d'habitude distant, accepte de l'aider.


MON AVIS:  Si j'ai envie d'une lecture légère et fraîche, sans prise de tête, les aventures d'Agatha Raisin sont idéales ! Il faut dire que le personnage est désopilant de bout en bout. Elle est un film comique à elle toute seule, tant elle arrive à se fourrer dans des situations rocambolesques. 

Ce qu'on peut dire, c'est que si l'enquête est le fil conducteur de ce tome, le reste n'est pas à écarter non plus. Outre le personnage d'Agatha, dont j'ai déjà parlé plus haut, il y a tous les autres qui gravitent autour et qui méritent leur part du gâteau. De plus, la description du cottage  et de l'environnement est bien rendu.
  

Encore une fois, si vous êtes adepte de policier et que vous fassiez fonctionner vos méninges, vous devriez arriver au bout de l'intrigue sans problème. Car si elle n'est pas si compliqué, elle n'est pas forcément évidente non plus. Personnellement, j'ai adoré certaines scènes comme une dans un pub, ou je me suis tordu de rire en imaginant la scène décrite. On peut dire qu'Agatha a le chique pour s'attirer les pires ennuis.

Cette série a vraiment l'humour à l'anglaise et c'est agréable à lire. Pourtant, on ne peut pas dire que c'est une lecture "facile" non plus. Il y a bien une enquête avec un écheveau à démêler, des suspects à éliminer, mais tout ça dans un condensé de burlesque qui dans un autre contexte pourrait entrer dans le ridicule. Mais là, j'avoue que la façon dont l'auteur tourne la chose, cela passe sans problème.

Dans le premier tome, le personnage d'Agatha m'agaçait un peu par son côté "emmerdeuse", mais j'ai appris à apprécier le personnage qui, et on le découvre dans ce tome n'a pas eu une vie facile. 
Un bon tome que j'ai adoré lire et j'ai hâte de lire la suite, histoire de savoir ce qui va se passer entre Agatha et son voisin. J'ai de quoi faire, vu que j'ai encore 8 tomes dans ma pal. 
 


dimanche 11 octobre 2020

Carnaval de Ray Celestin

 RESUME: Au coeur du Sud profond, La Nouvelle-Orléans, construite sur des marécages en dessous du niveau de la mer, a toujours été aux prises avec tornades, inondations et épidémies de toutes sortes. La nature du sol en fait une cité qui s'affaisse, où les morts ne peuvent être enterrés. Alligators, serpents, araignées hantent ses marais. Nombre de menaces ont toujours plané au-dessus de la ville. Et pourtant...

Lorsqu'en 1919 un tueur en série s'attaque à ses habitants en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l'agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D'Andrea, vont tenter de résoudre l'affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu'un ouragan s'approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.


MON AVIS:  Mon mari a trouvé ce livre dans la rue. En l'entamant, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. 
Mais il y a quelque chose qui attire l'œil sans avoir commencé la lecture, c'est la couverture. Pourtant, certains vont dire qu'elle n'a rien d'exceptionnel. Pour moi, elle a un je- ne- sais- quoi.
Deuxième point qui m'a interpellé c'est l'endroit où se situe l'histoire: La Nouvelle-Orléans. Je ne sais pas pourquoi non plus, mais cette ville me fascine depuis très longtemps. Elle a quelque chose qui fait qu'on s'y intéresse ! 
Pour écrire son histoire, l'auteur s'est basé sur un fait réel qui a eu lieu à l'époque, un sérial killer a perpétré une série de meurtres entre 1918 et 1919 à la Nouvelle-Orléans. 
Si les meurtres servent de toile de fond à ce polar historique, pour moi ce qui occupe avec brio le devant de la scène c'est tout ce qui gravite autour. A savoir, le jazz, le vaudou, le bayou et toute l'ambiance que l'on peut s'imaginer qu'il y avait à l'époque. L'atmosphère est très bien rendu car personnellement, je visualise tout à fait la Nouvelle-Orléans de 1919 comme décrit dans ce livre. 

De plus, l'auteur a eu la bonne idée d'inclure le grand Louis Armstrong dans son histoire. Ce qui n'est pas de l'imagination car, Armstrong est né à la Nouvelle-Orléans en 1901 et que je pense qu'il a dû connaitre ce fait divers.
J'ai bien aimé ce livre mais pas à cause des meurtres car ceux ci sont finalement assez accessoires, bien qu'il y ai une enquête. Malgré tout, l'intrigue tient la route et nous fait passer un bon moment. Mais ce que je retiens le plus de ce livre, c'est toute l'ambiance qui en découle et non les meurtres, l'enquête et tout ce qu'on peut attendre d'un polar qu'il soit historique ou pas. Et finalement, cela change et j'ai beaucoup aimé ça. 

dimanche 4 octobre 2020

L'assommoir de Emile Zola

 RESUME: Qu'est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd'hui encore? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d 'Or version Second Empire? L'existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s'expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l'intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers « assommoirs » - un accident de travail, l'alcool, les « autres », la faim - ont finalement raison d'elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même. Relisons L'Assommoir, cette « passion de Gervaise », cet étonnant chef-d'œuvre, avec des yeux neufs.


MON AVIS: De toutes les œuvres de la saga des Rougon-Macquart, la série de Zola, l'assommoir est celui qui me faisait le plus peur. Je ne sais pas pourquoi ! Pourtant je ne l'avais jamais lu, mais je repoussais sans cesse la lecture. Pensez donc, ma dernière lecture de la saga remonte à 2019!

J'ai été rassuré dès les premières pages: Je me suis laissé transporter dans l'univers de Gervaise et de ses proches. le moins que l'on puisse dire, c'est que la pauvre en prend plein la figure tout au long de sa vie. Comme si sur son berceau, il avait été écrit qu'elle aurait des malheurs toute sa vie. 

Il faut dire que l'époque n'aide pas ! Et Zola la décrit parfaitement cette époque où les ouvriers du Paris du second Empire luttent comme ils peuvent contre la misère qui les menace en permanence. Tout y est: L'alcool, l'argot des ouvriers, l'hypocrisie des gens, les radins et j'en passe. Plus, la description de ce quartier de la goutte d'or que je connais bien pour avoir travaillé à côté pendant quelques années . L'auteur nous dépeint cette vie de tous les jours et c'est purement jouissif de bout en bout. 
Zola nous promène dans ce quartier ou les métiers d'autrefois tel que les blanchisseuses ou les zingueurs se côtoient et "refond le monde". Qui se souvient au jour d'aujourd'hui tous ses métiers qui faisaient la force de ses quartiers parisiens mais aussi ceux de la campagne. Est ce que vous vous voyez lavandières alors qu'il existe des machines à laver chez soi ou à la rigueur la laverie automatique. 

Il y'a deux ans, j'ai été en vacance à Rochefort en Charente maritime et j'ai visité le musée des commerces d'autrefois. J'ai beaucoup aimé cette plongée dans le temps pour nous faire découvrir ses commerces que nos grand parents ont connus. 

C'est ce que j'apprécie dans les livres de Zola, l'immersion dans le passé où il nous décrit avec force détails tout l'univers aussi bien des ouvriers de l'époque que des bourgeois. Nous entrons par la grande porte  dans les riches demeures ou brille une société souvent complètement creuse sous la plume de Zola. Ou nous nous promenons dans les ruelles de Paris et nous apprenons à connaitre "les petites gens".

Pour en revenir au livre, je me suis dit plus d'une fois qu'est ce que Gervaise attend pour se secouer les puces et tout envoyer valser: A savoir mettre un grand coup de pied dans la fourmilière? Comme si l'auteur voulait nous faire comprendre que l'on n'échappe pas à son destin et que l'hérédité y est pour beaucoup. Même si à plusieurs reprises, l'auteur la fait se remettre à flot, elle finit toujours par retomber jusqu''à ce qu'elle ne puisse plus se relever. C'est donc un roman bien noir et dans un sens infiniment triste que nous livre Zola, même qu' en y réfléchissant, les autres que j'ai lu ne sont pas plus gais .

Je disais que jusqu'à présent, je préférais quand Zola nous faisait entrer dans le monde de la bourgeoisie. Avec cette œuvre, je me rends compte que finalement, j'aime aussi beaucoup ce milieu rude et que l'auteur nous le brosse à merveille! 


ce livre a été lu dans le cadre du challenge des Rougon Macquart de Mypianocanta

dimanche 27 septembre 2020

En direct de la morgue de Michel Sapanet

 RESUME: Un chef d’entreprise pendu avec une balle dans la tête, une femme en tenue affriolante étranglée dans ses toilettes, un mort sans visage près d’une voie ferrée, un marginal suriné soixante-seize fois avant d’être incendié… La table d’autopsie du docteur Sapanet, au CHU de Poitiers, ne désemplit pas. Chaque année, son équipe d’experts traite plus de 450 dossiers de morts

suspectes ou criminelles à la demande de la justice.
Avec humour et pédagogie, Michel Sapanet nous plonge dans le quotidien d’une équipe de médecine légale, des constatations sur les scènes de crime aux auditions devant les cours d’assises, en passant par les autopsies, les reconstitutions criminelles, ou encore
l’examen de rescapés de violences.
Corps suppliciés, cadavres putréfiés, restes humains… Autant de mystères sur lesquels l’auteur lève un coin de voile.


MON AVIS:  Ce livre m'a été prêté par ma maman qui a beaucoup aimé. Me disant que cela me changerait un peu, me voilà embarqué dans les profondeurs des salles d'autopsie et des morgues. J'avoue que sur le sujet, à part quelques connaissances glanées sur différentes lectures comme les livres de Patricia Cornwell ou Kathy Reich, je ne connais rien du tout sur ce thème. 
Pour ma part, étant assez curieuse en général et prenant plaisir à apprendre de nouvelles choses, je me suis plongé dans ce bouquin et j'avoue que je n'ai pas boudé mon plaisir. Outre la plume de l'auteur qui est assez entrainante, les histoires, quoique assez morbide, sont intéressantes à lire. Car l'auteur ne se borne pas à nous décrire une autopsie, c'est tout le schéma de processus entre la découverte du cadavre et le moment ou le corps est rendu à la famille que l'auteur prend soin de nous expliquer. 
Il est vrai que ce n'est pas le métier le  plus mis en lumière, bien qu'il soit essentiel. De plus, on y lit beaucoup de chose, parfois assez farfelu. 
Les histoires relatées dans ce livre sont pas mal différentes les unes des autres et chacune doit avoir son lot d'attention pour ne pas passer à côté de quelque chose d'essentiel.
Bien que le contexte ne le permette pas, j'ai souri à plusieurs reprises, car l'auteur a une certaine dose d'humour noir dans ses écrits en glissant un petit mot ou une phrase lors de ses explications.
J'ai appris pas mal de choses dans ce livre que j'ai beaucoup aimé. Je suis contente d'avoir découvert cet auteur et je pense aller me pencher un peu plus sur ses écrits. 

 

samedi 26 septembre 2020

Soeurs de Bernard Minier

RESUME   Mai 1993. Deux sœurs, Alice, 20 ans, et Ambre, 21 ans, sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes, elles se font face, attachées à deux troncs d’arbres.

Le jeune Martin Servaz, qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse, participe à sa première enquête. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, célèbre auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante.
Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ?… L’affaire connaît un dénouement inattendu et violent, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.
Février 2018. Par une nuit glaciale, l’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.
Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?
Pour Servaz, le passé, en resurgissant, va se transformer en cauchemar. Un cauchemar écrit à l’encre noire.



MON AVIS: Ah que j'ai été ravie de retrouver Martin Servaz! Après la lecture de nuit que j'avais bien aimé mais auquel je trouvais qu'il manquait quelque chose par rapport à notre ami Servaz, autant je l'ai trouvé dans celui en meilleure forme. Cet Opus se déroule en deux époques: 1993 avec l'arrivée d'un tout jeune Servaz dans la brigade avec ses illusions, ses envies etc. et on le retrouve plus proche de nous en 2018 avec le passé qu'on lui connait. Dans ce tome, on suit deux enquêtes qui ont 25 ans d'écart mais un fil conducteur: Le suspect! L'enquête, pleine de remarquables descriptions sans être pesante est un régal à suivre. Et on peut suivre le parallèle entre le jeune Servaz, plein de bonne volonté et le Servaz que l'on connait plus en flic usé abimé par la vie et qui ne se fait plus d'illusions sur son métier, mais avec l'envie de trouver la réponse à l'énigme. 
Les intrigues qui jalonnent la première et la deuxième partie sont bien menées et on suit à merveille le fil rouge qui s'étend sur tout le livre. 
Mais il n'y a pas que ça! Ce livre nous permet d'en savoir plus sur notre Servaz, pourquoi il est aussi amer et aussi usé. Cela nous donne une bonne approche et nous le fait encore plus apprécier. 
Et que dire de cette enquête qui est somme toute magistrale ! La plume est fluide, les pages se tournent toutes seules et c'est un réel plaisir de lecture. 
Jusqu'à la dernière page on est scotché à notre livre, impossible de s'en détacher. Et cette fin, si complexe que l'on en reste bouche bée vaut le détour et est une conclusion logique à cette enquête rondement menée

qui ne vous laissera aucun répit jusqu'au mot fin !