lundi 1 février 2021

Le maitre des Hordes: Les dieux-guerriers d'Haena, tome 1 de Remy Garreau

                       SERVICE PRESSE

RESUME: Matthew Baker menait une vie sans histoire qui le satisfaisait pleinement. Un travail passionnant, une compagne qu'il aimait plus que tout... Un tableau qu'aucune ombre ne semblait pouvoir ternir. Jusqu'à ce que son ami d'enfance, Richard, vienne frapper à sa porte après des années d'absence. Matthew se laisse alors entraîner à New York, dans le projet fou de concevoir une sonde spatiale à destination du Soleil. Après une année de travail acharné et de douloureux sacrifices, la réalité le rattrape : la mission est un échec, la sonde disparaît et Richard se volatilise, le laissant seul sous le joug d'un investisseur sans scrupules. Alors que rien ne semblait en mesure d'aggraver la situation, Matthew découvre chez lui une étrange et terrifiante femme, Leerina, qui prétend être une déesse-guerrière venue d'un autre univers. Ce qu'elle lui annonce est délirant : lui-même serait un ancien dieu venu mourir sur Terre, et ceux qui l'avaient jadis vaincu pourraient bientôt menacer l'humanité tout entière pour le retrouver.


MON AVIS:  Lorsque l'auteur m'a proposé ce SP, j'étais un peu sceptique quant au résumé, car j'avais peur que cela ne soit de la SF, genre qui ne m'attire pas plus que ça! Mais en cela, l'auteur m'a rassuré à ce sujet .

Lorsqu'on le démarre, on est un peu surpris par ce qu'on lit. En effet, on assiste à la vie pépère de Matthew qui plaque tout pour se laisser entraîner dans un projet faramineux et concevoir une sonde spatiale à destination du soleil. J'ai été assez étonné, car je ne voyais pas ce que cette entrée en matière pouvait bien avoir comme rapport avec la suite que j'ai lu dans le résumé. Je me demandais même où l'auteur voulait en venir et puis, petit à petit, les choses s'imbriquent et tout s'éclaircit.

Je pense que cette introduction avec la présentation du personnage central, nous permet de mieux l'appréhender par la suite, de poser les bases. 

On apprend entre autres, que Matthew est la réincarnation d'un dieu guerrier et que ceux qui l'ont vaincu vont tout mettre en œuvre pour le retrouver et l'éliminer une nouvelle fois. Ce fléau en profite pour tenter de détruire l'univers et tout ce qui y vit. Vaste programme ! 

Matthew n'est pas seul dans ce combat, il est assisté de Leerina, une déesse guerrière qui a tout fait pour le retrouver. Elle a un petit côté Xéna, avec sa force et son courage. En même temps, on a l'impression que rien ne l'a touche, qu'elle reste droite. Mais finalement, en grattant un peu la surface, on se rend compte que sous ses dehors guerriers, elle est plus fragile qu'on pourrait le croire. En personnage, outre Matthew et Leerina, nous avons Jenny qui apporte un petit côté tendre à l'histoire. 

L'histoire, si elle peut paraître confuse au premier abord, devient plus limpide au fur et à mesure que l'on avance dans le livre. Le côté fantastique prend bien toute son ampleur, au moment où Leerina arrive dans le récit. Et l'auteur a bien pris garde à ce qu'elle n'arrive comme un cheveu sur la soupe, en préparant le chemin en amont pour que l'on ne soit pas déboussolé.
J'ai beaucoup aimé cette histoire et plus on avance dans le récit, plus on a envie d'en savoir plus. Certaines scènes m'on peut-être paru un peu prévisibles, mais l'ensemble est très cohérent et le fait que l'on ne fasse connaissance avec le méchant qu'au tout dernier moment, rajoute à l'envi de tourner les pages jusqu'à la fin. Tout va crescendo et s'accélère de plus en plus, au point que l'on ne lâche plus le bouquin jusqu'à la dernière page en se demandant comment tout cela va finir.  

L'auteur a su bâtir une histoire assez originale sur bien des points, avec des surprises et des rebondissements. J'avoue que l'auteur a su piquer ma curiosité et j'ai hâte de savoir la suite. 


 Je remercie l'auteur pour sa confiance et pour m'avoir fait découvrir son livre

samedi 30 janvier 2021

Les assassins de R.J. Ellory

 RESUME: Sur 18.000 meurtres par an aux Etats-Unis, seulement 200 sont le fait de tueurs en série. Aussi les forces de police ne privilégient-elles que rarement la piste du serial killer. Lorsque quatre homicides sont commis en quinze jours à New York, selon des modes opératoires complètement différents, personne ne pense à faire le lien entre eux. Personne, sauf John Costello. Documentaliste au City Herald, et véritable encyclopédie vivante des serial killers, celui-ci découvre en effet qu'ils ont été commis à la date anniversaire d'un meurtre passé, œuvre chaque fois d'un tueur en série célèbre, selon une procédure rigoureusement identique. Y aurait-il dans la ville un serial killer qui s'inspire de ses prédécesseurs pour leur rendre un funèbre hommage ?

MON AVIS: Ce roman est un condensé de fait divers, de fiction et de documentaire sur les serials killers. Il faut dire que l'auteur n'a pas ménagé son effet là dessus, car il connaît diablement bien son sujet et n'a pas écrit un bouquin où il cite des noms de tueurs bien connu de la justice américaine au petit bonheur la chance.
Connaissant un peu le sujet et quelques noms qui apparaissent dans le livre, tout est réel et on rentre de plein fouet dedans, avec une intensité qui vous prend aux tripes dés les premières pages. 

En lisant le résumé, je pensais que John serait le personnage central de cette histoire, mais finalement, s'il est un acteur de 1er ordre si j'ose dire, ce n'est pas lui qui est sur le devant de la scène en permanence. Mais même sans cela, on peut dire qu'il en impose, ne serait ce que par son histoire tragique, mais aussi par sa personne. Il est torturé, ça il n'y a pas de doute , mais il a aussi quelque chose d'autre, très dur à décrire. 

Pour ce qui est de l'ambiance, on peut dire que l'auteur a mis le paquet, tant c'est sombre et oppressant. Digne d'un brouillard londonien ! On en oublie presque que c'est une œuvre fictive, tout est savamment détaillé, voir même distillé et passer à la moulinette. L'intrigue est extrêmement bien mener et tout prend vie sous nos yeux. 

L'ambiance est glauque à souhait, l'enquête se fait par petit bout de puzzle à placer au bon endroit et le descriptif des scènes pourrait en rebuter quelques-uns, car il y a certains passages bien sanglant . Mais tout est savamment orchestré, précis. Comme je le disais en début de chronique, on sent que l'auteur a fait d'importantes recherches sur le sujet, car il nous plonge dans ce qui doit être à mon sens, le quotidien des policiers aux états unis, avec leur lot de crime macabre et le nombre de serials killers qu'ils ont attrapé depuis un peu plus d'une décennie.

Si j'ai adoré ce roman, je dois avoué que la fin m'a un peu déçue. Bon comme j'en avais entendu parler sur Livraddict, je m'y attendais. Mais j'espérais que pour moi, cela passerait quand même. Et je dois dire que la fin n'est pas à la hauteur de mes attentes. Vu la force du livre, j'aurais aimé que l'auteur nous trouve une fin plus spectaculaire, une fin qui nous fasse faire "ouah"! Mais il est vrai que cette fin un peu simpliste, fasse retomber notre enthousiasme comme un soufflet qui dégringole. Connaissant les livres de l'auteur, j'avoue que cela m'a un peu étonné. 

Si cette chute gâche un peu la fin, cela n'enlève rien à la qualité et à la complexité du roman qui est quand même à mon sens un excellent thriller qui nous fait passer un bon moment. 



vendredi 29 janvier 2021

Les collèges fantômes, saga Louis Fronsac de Jean d'Aillon

 RESUME: Paris, 1er octobre 1625 : c'est le jour de la rentrée pour Louis Fronsac, qui réintègre le très prisé collège de Clermont. Bon élève, Louis est aussi un adolescent intrépide toujours en quête d'aventures. Avec son fidèle ami Gaston de Tilly et d'autres compagnons, il décide d'explorer le bâtiment abandonné mitoyen de Clermont. Ne dit-on pas qu'il était un repaire de ligueurs et que ses murs sont encore hantés par le souvenir de la Saint-Barthélemy ? Au cours de leurs incursions secrètes, les garçons trouvent dans le cellier des tonneaux de vin... De contrebande ? Possible, car partout dans les rues de la capitale corruption et tromperie sont de mise. Louis et Gaston, surpris lors d'une de leurs visites, vont devenir les proies d'impitoyables individus, tandis que se trame, entre les murs du collège désaffecté, une conspiration contre le ministre du roi, Richelieu...


MON AVIS: Cela faisait un bout de temps que je n'avais pas lu un livre de Jean d'Aillon. Pour ceux qui lisent mes chroniques, vous savez que j'adore l'histoire et les romans historique. Jean D'Aillon en a écrit un bon nombre, tel que, la série de Guilhem d'Ussel, une saga qui se passe à l'époque du moyen-âge et dont j'ai lu plusieurs titres. Il y a celle sur Olivier de Hauteville avec sa guerre des 3 Henri.

Tous ses livres m'ont beaucoup plu, du coup je suis partie assez confiante sur cette saga, car cela en ai bien une. Si pour la saga de la guerre des 3 Henri, il vaut mieux les lires dans l'ordre, car il y a quand même plus qu'un fil conducteur. Ici, n'ayant pas lu le 1er (celui-ci étant le 2e), cela n'a aucunement gêné ma lecture. 

Ce que j'aime chez cet auteur, c'est qu'il prend toujours la peine d'expliquer à la fin ce qui est vrai et ce qu'il a inventé. Ici, nous suivons Louis fronsac, pensionnaire au Collège de Clermont à Paris. Il a pour ami, entre autres, Gaston de Tilly ainsi que d'autres jeunes, pensionnaire comme eux.

Cette histoire nous plonge dans le Paris de Louis XIII, époque ou le cardinal de Richelieu office en temps que ministre et beaucoup de gens veulent sa tête et conspire à cet effet. Au cour de ma lecture, j'ai pu croiser des personnages très connu : outre le cardinal et le roi, la reine, Anne d'Autriche, Alexandre et César de Vendôme, fils naturel de Henri IV et de Gabrielle d'Estrée. Mais aussi un bon nombre d'autre.
Mêlant, habilement enquête policière et aventure, l'auteur n'a pas ménager sa peine pour rester au plus près de la vérité historique et être un minimum crédible. 
Sa plume est toujours aussi agréable à suivre et j'ai passé un super moment de lecture, adorant ce genre de livre comme je l'ai dit plus haut. L'auteur nous plonge dans cette époque ou se mêle la royauté et la religion, ou on se balade dans les bas-fonds sordide, ou nous côtoyons la délinquance . Nous entrons par la grande porte dans un collège ou nous assistons à différents cours, tels qu'ils étaient donner à l'époque (comme les cours de rhétorique).
J'ai beaucoup apprécié les personnages de Louis et de Gaston, qui finalement, n'ont pas leur pareil pour se mettre dans des situations pas possible. Certaines scènes m'ont fait sourire, d'autre m'ont fait défiler les pages pour en savoir plus.
Encore un très bon roman richement documenté et qui je pense ravira les friands de roman historique. 


 

samedi 23 janvier 2021

Pax Déorum, tome 2: La voix des dieux de Cédric Plouvier

                             SERVICE PRESSE

 RESUME: Dans Rome et à sa périphérie, des évènements étranges se multiplient et semblent impliquer les dieux. De plus en plus de Romains en sont témoins et ne savent pas comment interpréter ces phénomènes et réagir face à eux. Les autorités mènent leur enquête jusque dans les campagnes environnantes, alors que la criminalité augmente et que la plèbe gronde face au manque de considération politique du Sénat. Dans le Latium, les tensions croissantes avec les autres peuples et cités accentuent toujours plus la pression sur la Ville.

Dans cette situation, le siège de Véies, le dernier grand obstacle à la conquête du Latium, se transforme en véritable enjeu politique et religieux, au sein duquel l’aristocratie patricienne au pouvoir ne présente guère de front uni. Pour accélérer la résolution du conflit, des membres de plusieurs grandes maisons romaines décident alors de tenter un coup d’éclat en rencontrant le souverain de la cité ennemie pour lui proposer un arrangement, sans avoir consulté au préalable le Sénat. Ils se rendent ainsi en ambassade chez les Véiens sans mesurer le risque inconsidéré qu’ils ont pris : sont-ils tombés dans un piège sans le savoir ? Rome va-t-elle comprendre la nature du danger qui pèse sur elle ?

MON AVIS: Après avoir lu le tome 1 il n'y a pas si longtemps que ça, j'ai accepté de lire ce tome 2. Celui-ci reprend là où c'était fini le tome 1 qui nous laissait sur notre faim. 
Si certaines questions que j'avais dans le tome 1 ont trouvé des réponses, les autres questions sont toujours nébuleuses.
Pourtant dans celui-ci, il se passe plus de choses par rapport au tome 1 qui était clairement un tome d'introduction. La situation évolue, mais on se demande encore où tout cela va nous mener.
Ce tome ci est finalement meilleur que le premier, car il y a plus d'action, plus d'interaction et on commence à bien évaluer tous ses personnages. ( j'avoue que je m'y perds toujours dans les différents noms) .
Bien que j'aie pris l'habitude, après avoir lu le tome 1, je suis subjugué par le fait que l'auteur nous immerge complètement dans cette Rome antique. Il n'y a pas à dire, on s'y croirait. J'ai vraiment eu l'impression de déambuler dans les rues de la ville, de rentrer dans les habitations des patriciens, de travailler aux côtés des esclaves. 
L'auteur a vraiment du faire un énorme travail de recherche pour arriver à reproduire cette exactitude historique avec autant de détails.
Ce qui peut nous perdre si on ne fait pas attention c'est toute cette galerie de personnages qui ont des noms assez jumelés. Chaque chapitre (au demeurant très court), montre un nouveau personnage que l'on finit par retrouver quatre chapitres plus loin et on saute pendant notre lecture d'un personnage à l'autre et cela peut aussi nous faire perdre le fil.
On a l'impression de suivre plusieurs angles de vue avec des histoires différentes qui finissent par trouver un lien avec de nombreux personnages qui évoluent selon un schéma bien précis.
En parlant des personnages, si dans le tome 1, aucun n'avait particulièrement attiré mon attention, il n'en va pas de même dans le tome 2, ou le personnage de Ferus, m'a quelque peu intrigué, car je l'ai trouvé bien mystérieux. J'ai hâte d'en savoir plus sur lui! 
Je ne sais pas si c'est moi qui fus plus attentive dans ce tome 2, mais j'ai eu l'impression que les personnages avaient gagné en épaisseur et que les femmes sont un peu plus mises en avant.
Cette plongée dans cette Rome antique ou on pourrait presque entendre les voix et les bruits de la rue pendant notre lecture, m'a encore une fois beaucoup plu et je suis ravie d'avoir découvert cette série qui nous emmène pour un voyage dans le temps et nous plonge dans la vie des Romains au temps de l'antiquité avec leur tradition, leur vie et leur croyance. Un dernier mot enfin, pour reparler de cette couverture que je trouve encore une fois magnifique faite comme un papyrus avec la silhouette de la louve qui allaite Romulus et Remus et qui, si mes souvenirs sont bon est l'emblème de la ville.


je remercie l'auteur Cedric Plouvier pour m'avoir renouveler sa confiance et m'a permis de lire ce tome 2


samedi 9 janvier 2021

L'évangile selon Jacques Lucas de Cyrille Audebert

                               SERVICE PRESSE 

RESUME: "Jusqu’à ce jour, j’avais une idée assez précise de ce que pouvait être le bonheur : un appart dans un quartier chic, des toiles vendues à prix d’or avant même d'avoir été peintes, et Mélodie... Mélodie, le modèle que je rêvais depuis toujours de serrer dans mes bras, et qui venait de me rouler la pelle de ma vie…


Ouais, c’était sûrement ça, le bonheur.

Y avait bien cette « Ombre » au tableau, celle qui avait entrepris de nettoyer la ville de ses clochards d’origine maghrébine, mais c’était tellement loin d’ici, dans les rues sombres…

Et puis, ce matin-là, en rentrant, j’ai trouvé cet attroupement devant mon immeuble, et tous ces flics chez moi, à l’étage… C’est là que le cauchemar a commencé, et que les souvenirs de ma vie d’avant ont refait surface.

Et si l’assassin, c’était tout simplement moi, David Huxley…"

MON AVIS:  Après avoir lu l'excellent un temps de chien, je ne pouvais pas passer à côté du 1er "tome" qui relate les aventures de Jacques Lucas. Et quelles aventures !!  
Celui-ci me tentait depuis un moment et je suis ravie que l'auteur m'aie renouvelé sa confiance .
En matière de polar, l'auteur est un véritable ovni et inutile de dire que je me suis régalé. Tout est fait pour nous embrouiller et on peut dire que l'auteur y arrive sans souci. Je me suis fait trimballer jusqu'à la fin et c'est grandiose. Pendant toute ma lecture, je me suis posé des questions sur l'identité de ce tueur de SDF et les détails que l'auteur s'autorisait à nous dévoiler, me mettait sur une piste et j'en ai été pour mes frais à la fin, car cette fin, je ne l'ai pas vu venir et j'ai adoré ça !
En effet, rien de plus énervant dans un livre de ce style, de trouver rapidement et trop facilement, le dénouement de l'histoire. 
Ici, bien malin celui qui arrive à démêler cette toile d'araignée.
On fait donc connaissance de David Huxley (ou on redécouvre pour moi, ayant lu le 2e tome avant celui ci ), héros et narrateur de l'histoire. David, peintre de son état, habite dans un immeuble plutôt étrange avec moult de passage secret. 
Des meurtres sont perpétrés sur des SDF et cela aurait pu n'avoir aucune incidence sur sa vie, jusqu'au jour où un cadavre est découvert dans son grenier. Dans la ligne de mire de la police à cause de son passé trouble, David va devoir découvrir l'identité du tueur pour prouver son innocence. 
Il n'y a pas à dire, l'auteur n'y est pas allé de main morte pour cet excellent polar. On a tous les ingrédients qui en font un bon bouquin, même si, c'est une enquête "classique". 
Cyrille maitrise à fond son sujet et une fois embarqué dans un de ses livres, impossible de le lâcher avant d'avoir tourné la dernière page.
J'ai été plus que ravie de pouvoir découvrir le début des liens qui unissait les différents héros de l'auteur, à savoir Margot, Octave, David et bien entendu Jacques Lucas qui est un personnage à lui tout seul. Qu'est-ce que j'ai aimé ses reparties ! Même si tous les personnages qui jalonnent ce récit sont bien campés . Le style est cohérent, tout est bien tourné et le rythme haletant, fait que ce livre se lit extrêmement vite (deux jours pour moi) .
En conclusion, un polar immersif qui s'explique par le fait que l'auteur nous met dans une incertitude face au dénouement, qu'il nous pousse à chercher et à explorer toutes les pistes qu'il nous donne, mais en brouillant volontairement les cartes, des personnages jouissifs, des dialogues truculent. Que demandez de plus pour passer un excellent moment de lecture? Il n'y a plus qu'une chose à faire, le 
lire !
je remercie l'auteur, Cyrille Audebert, de m'avoir renouveler sa confiance et m'avoir permit de découvrir ce livre

jeudi 31 décembre 2020

Pot-bouille de Emile Zola

RESUME: " Ils restaient, la main dans la main, face à face, sans pouvoir détourner les yeux ; et leurs mains se glaçaient, et leurs yeux s'avouaient l'ordure de leur liaison, l'infirmité des maîtres étalée dans la haine de la domesticité. C'était ça leurs amours, cette fornication sous une pluie battante de viande gâtée et de légumes aigres! "


MON AVIS:  Je poursuis tranquillement ma découverte de la série des Rougon Macquart, l'œuvre d'Emile Zola. Celui-ci a été lu en LC sur Livraddict avec quelques copinautes. Pour pouvoir y participer, j'ai donc sauter deux tomes (une page d'amour et Nana) que je vais lire ensuite. Mais cela n'a aucunement gêné ma lecture. 
Lorsque j'ai commencé ma lecture, dés le premier chapitre, lors de la description des personnages et de l'immeuble, j'avais une image qui m'est venu en tête. C'est celle de l'émission laissez vous guider avec Stéphane Bern et Lorant Deutsch où ils parlent du Paris 
Haussmannien. Une séquence montre un des immeubles à cette époque en image de synthèse. Et on peut voir que plus on avance dans les étages et plus le statut social diminue. C'est tout à fait ça dans pot-bouille ! 

Bien que le sujet se veut assez léger, on peut remarquer qu'il y a quand même une certaine noirceur dans les personnages qui sont décortiqué pour nous montrer toute leur facette et leurs pires défauts et le côté immoral que peut avoir l'être humain. Zola n'épargne rien ni personne, que ce soit le bon bourgeois que l'on pourrait imaginer tout lisse et les servantes qui finalement ne valent pas mieux. Chacun en prend pour son grade !

Dans ce tome, aucun n'est vraiment un personnage central, mais c'est plutôt toute une galerie de personnage qui est plus ou moins mise en avant. Par moments, j'ai eu l'impression d'assister à une pièce de théâtre de boulevard, comme l'émission qui passait à la télévision "au théâtre ce soir". Avec ses personnages qui gravitent sur la scène, quelques moments burlesques, ses claquements de porte et autre sortie mémorable.
Pour ce qui est des personnages, citons Mme Josserand, caricature de la bourgeoise ridicule qui veut à tout prix parader dans son salon et briller à ses réunions dans l'espoir de marier ses filles. Son mari, pauvre homme qui pour sa femme, fait plutôt office de meuble, tant il est en retrait. N'oublions pas et surtout sa deuxième fille Berthe, que j'appréciais au début, mais qui finit par ressembler tant à sa mère que l'on avait l'impression de regarder un miroir. 
Et Octave Mouret, qui, je pensais au début qu'il serait le héros de cette histoire, mais qui fut finalement un maillon de la chaîne, sans être un personnage central et sera victime de ses idées de grandeur en pensant que n'importe quelle femme va lui tomber dans les bras. Cette attitude m'a d'ailleurs bien surprise, car ayant lu au bonheur des dames, je ne me souvenais pas qu'il était comme ça. Mais sa façon de faire m'a beaucoup irrité.
Que dire de ce livre à part que j'ai beaucoup aimé, alors que finalement, il ne se passe rien de bien important, si ce n'est la vie et les travers de ses personnages, qui brille surtout pour leur côté ridicule dans leur façon de faire. Pourtant, je l'ai aimé celui-ci et je n'ai pas eu comme dans certains tomes précédent, des passages qui m'emballait moins. Zola prouve encore son génie dans sa manière de décrire aussi bien la bourgeoisie que le petit peuple en dénonçant les travers de la société et s'en sort encore une fois avec brio. 



ce livre a été lu dans le cadre du challenge des Rougon- Macquart de Mypianocanta


mercredi 30 décembre 2020

Les cathédrales du vide de Henri Loevenbruck

 RESUME: Sous couvert de protection de l'environnement, une organisation internationale met la main sur plusieurs régions du globe. Leur motif réel ? Un secret enfoui dans le cœur de la terre depuis la nuit des temps. Alerté par une série de disparitions étranges, Ari Mackenzie, pourtant retiré des Renseignements généraux, décide de mener l'enquête. Se pourrait-il qu'il y ait un lien entre les recherches clandestines de cette multinationale et les découvertes de l'alchimiste Nicolas Flamel ? Malgré lui, le commandant Mackenzie est à nouveau confronté à une affaire singulière. La plus dangereuse de sa carrière, sans doute. La dernière, peut-être.


MON AVIS:  Après l'excellent 1er opus le rasoir d'Ockham dont j'ai déjà fait la chronique, j'ai lu la suite des aventures de Ari Mc Kenzie. 
Encore une fois, l'auteur a bien mené sa barque, car j'ai été embarqué dans sa croisière pendant tout le livre. Cette histoire mélange un côté ésotérique et un côté un peu écologique qui n'est pas dépourvu de sens pour peu que l'on s'y arrête deux secondes. 
On retrouve Ari dans cette nouvelle histoire en bien mauvaise posture : j'avoue que je ne m'y attendais pas, vu comment fini le tome 1. Je pensais que l'histoire allait démarrer juste après la fin du tome 1, du coup, cela m'a un peu déstabiliser. Je me suis même demander si je n'avais pas oublié des passages, ou si mon livre avait un manque. Mais après quelques pages, j'ai été rassuré. On retrouve donc notre héros tout seul avec une grosse déprime, voir même plutôt une dépression. Il enchaîne les arrêts maladie, Lola l'a quitté, car il n'arrive pas à s'engager et l'enquête qu'il menait dans le précédent opus a été classé secret défense sur ordre du ministère. Tout pour avoir la joie !

Mais le voilà embarqué un peu malgré lui tout d'abord mais l'agent qui sommeille en lu réveille ses instincts ensuite dans une nouvelle enquête sans temps mort.  

Comme d'habitude dans les livres de Henri loevenbruck, j'ai été littéralement happé dans l'histoire, en totale immersion. Un livre qui se lit en apnée, car c'est extrêmement prenant avec une écriture très addictive. On voyage autour du monde, nous avons de nombreuses explications sur différents sujets tel que sur les organisations secrètes et sur la géopolitique qui peut paraître barbant pour les néophytes, mais qui, sous la plume de l'auteur se lisent tout seul. 

De plus, les personnages sont toujours aussi attachants tels qu' Ari bien sûr, mais aussi Zalewski, qui m'avait fait me poser pas mal de questions dans le tome 1 et que j'ai encore plus apprécié dans celui ci. 

Les intrigues y sont nombreuse et on ne s'ennuie pas une seconde pourvu que l'on aime ce genre de lecture. 
De plus, la fin se termine de tel façon avec de nombreuses questions qu'il va falloir que, sans tarder, je dévore le tome 3 .


dimanche 27 décembre 2020

Germaine Lacrevure de Alizée Villemin

                                 SERVICE PRESSE


RESUME: Germaine Lacrevure, sorcière des marais, était… Eh bien, une femme de caractère, comme on dit avec politesse pour ne pas se faire épiler le fondement sans anesthésie.


Un beau jour, Rodrik, brave gars du village, vient trouver refuge dans sa vieille cabane.
Ensemble, seront-ils triompher du perfide Ybiscus de la Kapuche 

MON AVIS:  En commençant ce livre, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, mais comme en littérature, je suis assez curieuse et que j'aime bien découvrir de nouveaux auteurs, je me suis lancé dedans. 
En le démarrant, j'ai appris que l'auteure l'a écrit sous la contrainte de l'inktober (ou textober). C'est un défi qui consiste à écrire avec un mot imposé par jour. J'avoue que je ne connaissais pas du tout ce procédé. Une liste de mots a été insérée en début d'ouvrage pour nous faire connaitre les mots imposés. Et on peut dire que la mayonnaise a bien pris, car c'est délirant. Que ce soit Germaine décrite d'une telle façon qu'on peut sans peine se l'imaginer. (Personnellement, elle m'a fait penser à la sorcière de la rue Mouffetard, la méchanceté en moins),  à Rodrik un brave gars qui va chercher de l'aide auprès de cette sorcière qui vit au milieu des marais en compagnie d' Ebregésile son crapaud, ou Ursule son araignée. 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est une lecture sans prise de tête! C'est léger, décalé et j'ai beaucoup rit avec les répliques de Germaine. Elle a une façon de gérer les situations d'une manière assez rocambolesque.
Les chapitres sont courts , ce qui permet de l'avancer très rapidement et on a envie de savoir comment Rodrik et Germaine vont s'en sortir. 
Il n'y a pas à dire, c'est du vrai feel good! J'avoue que je ne lis pas beaucoup de ce genre, mais en cherchant la définition du terme, on peut dire qu'il correspond tout à fait au livre. "Livre qui fait du bien au moral".
Et on peut dire qu'il en fait du bien, c'est drôle, déjanté, complètement farfelu, mais ça fonctionne et c'est le principal. 

Merci à l'auteure pour m'avoir fait découvrir son livre et pour sa confiance.