samedi 4 septembre 2021

Le temps est assassin de Michel Bussi

 RESUME: Été 1989, Corse, presqu’île de Revellatta. Un fatal accident de voiture : quatre occupants, une seule survivante, une adolescente de quinze ans. Tous sont morts sous ses yeux.

Été 2016, devenue femme et mère, Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l’accident, avec sa famille, en vacances, pour exorciser le passé…
À l’endroit même où elle passait son dernier été avec ses parents, elle trouve une lettre.
Une lettre signée de sa mère… Vivante ?

MON AVIS: Après ma déception du livre sang famille du même auteur, je n'en avais pas relu de lui. Je repoussais toujours l'idée d'en lire un, car je craignais une nouvelle déconvenue. Ce qui m'a fait le sortir de ma pal, c'est le challenge LPDA que je fais avec stellade et qui me l'avait choisi. Corse, vacance, je me suis décidé à lui donner une chance, pensant que c'était la bonne période. 
Et je peux dire que je suis ravie de l'avoir lu, car c'est du grand bussi que j'ai dégusté. J'ai retrouvé ce style que j'avais aimé dans ses précédents. Plein de suspens, de rebondissements, de fait qui ne sont pas finalement ce que l'on croit.
Bref, j'ai passé un super moment de lecture.
L'histoire nous emmène en corse, à la rencontre de Clotilde qui a perdu toute sa famille dans un accident de la route. Quinze ans plus tard, devenue épouse et mère à son tour, elle décide de revenir sur cette île ou sa vie a été chamboulée. Elle trouve une lettre signée de sa mère... Est-elle vivante, alors qu'elle est censée être morte dans l'accident en même temps que son fils et son mari?
Il y a une chose que l'on peut dire de cet auteur, c'est qu'il adore nous surprendre. Il est quasiment impossible de deviner toutes les ficelles de l'intrigue, car il prend un malin plaisir à disséminer ses indices au gré du vent. Et le puzzle qui en résulte est très compliqué à résoudre. 
Du coup, on tourne les pages avec avidité et appréhension, pour savoir ce qui va se passer à la page suivante. Comme souvent dans les livres de Bussi, le mélange passé et présent est très bien acheminé et vogue en ligne parallèle jusqu'à ce qu'elles se rejoignent à la fin du livre.
Un petit bémol cependant, car l'histoire est quand même assez longue à démarrer. Personnellement, cela ne m'a pas posé trop de problèmes, mais je pense que ça pourrait en gêner plus d'un, du fait, qu'il faut attendre un bon moment avant d'entrer dans le vif du sujet, si je puis dire.
Pour ma part, j'ai beaucoup aimé ce bouquin pour l'histoire bien sûr, mais aussi pour ses descriptions sur le cadre et le paysage de la corse que je ne connais pas du tout. L'auteur les a apparemment bien retranscrits et cela donne envie d'aller y faire un tour.
De plus, la façon dont est tournée l'intrigue, nous fait poser beaucoup de questions qui ne trouvent ses réponses qu'aux dernières pages. 
En bref, une lecture réussit pour un livre à l'intrigue difficile à résoudre, tant c'est empreint de mystère.


Ce livre a été lu dans le cadre du challenge LPDA sur Livraddict

Merci stellade pour me l'avoir choisit 



dimanche 29 août 2021

L'urne de xalanor, tome 2: l'incursion du roi de Vincent Mc Phordyne

                                 SERVICE PRESSE

RESUME: Ce que tous craignaient est arrivé : le roi Légirède a déclaré la guerre au roi Ollon. Persuadé de son génie militaire, le roi d’Édorianne a envahi le royaume d’Élikasar avec des armées constituées au pied levé, privant son royaume des ressources nécessaires à la préparation des moissons. Le roi Ollon, qui ne désirait pas entrer en guerre, est forcé de répondre à cette incursion. Il doit en parallèle contrer la propagande de la flèche noire, fronde qui le dénigre, qui ronge son règne, qui voudrait sa couronne. Cette guerre risque d’attiser un jeu d’alliance dangereux risquant d’enflammer tout le continent de Koldanie. Les ordres magiques koldaniens, observateurs de ce conflit, attendent beaucoup des pourparlers religieux qui ont mal commencé. Si ces derniers venaient à échouer dans leur mission, les ordres magiques seraient contraints de s’emmêler pour prévenir un embrasement du continent, pour veiller à ne pas ressusciter le spectre de la guerre des déchus. Seront-ils obligés d’en arriver là ?


MON AVIS: Il y a une chose que l'on peut dire au sujet de ce 2e tome, c'est qu'il est beaucoup plus sombre que le 1er. 

Une autre chose par rapport au 1er tome, c'est que la plume de l'auteur a pris plus d'assurance et cela se sent dans la fluidité de l'histoire. De plus, il y a beaucoup plus d'action dans celui-ci. Pourquoi, parce que la guerre a été déclarée par le roi Legirède contre le roi Ollon.
On peut dire sans risque de se tromper que ce tome va voir beaucoup de sang versé au fil de ce tome. (Normal me direz-vous, vu qu'il y a de la bataille) .

J'ai beaucoup apprécié ce second tome, car d'une part, il y a plus d'action comme je le disais plus haut, mais aussi l'auteur maitrise mieux son sujet. On sent qu'il a pris "du galon" et qu'il est plus sûr de lui. 

De plus, l'auteur nous fait sortir, par rapport au 1er ou tout se déroulait ou presque dans les châteaux. Ici, on suit les personnages et cela nous permet d'élargir notre champ d'horizon. Et que dire des batailles ou des créatures horribles jalonnent le récit.

Par contre je dois avoué qu'il y a certaines petites choses qui m'ont moins plu. Le principal est le nombre de personnages qui peuplent l'histoire m'ont donné le tournis. A tel point que je m'y suis perdue plus d'une fois et que j'ai dû faire des retours en arrière pour me rappeler qui était qui. Pas évident lorsqu'on lit sur une liseuse !. De plus, quelques longueurs, principalement au niveau de certaines batailles, m'ont un peu fait lire quelques passages en diagonale.

Pour ce qui est des personnages, j'apprécie toujours la reine que j'ai trouvée très courageuse dans ce monde où le mâle domine. Et son mari est toujours complètement cinglé entre ce qu'il descend en alcool, plus ses colères qu'ils passent sur ses pauvres serviteurs, on peut dire que l'auteur les a savamment bien travaillés.

En conclusion, une bonne lecture où j'ai quand même par moments perdu le fil, mais que j'ai apprécié et que je suis ravie d'avoir découvert.

Merci à Vincent pour sa confiance et de m'avoir permis de découvrir la suite de son livre. 

samedi 7 août 2021

Le passager de Jean Christophe Grangé

RESUME:  Je suis l'ombre.

Je suis la proie.
Je suis le tueur.
Je suis la cible.

Pour m'en sortir,
Une seule option: Fuir l'autre.

MON AVIS: Cela faisait un long moment que je n'avais pas lu un Grangé. Il faut dire que le dernier en date La foret des mânes, ne m'avait pas laissé un bon souvenir puisque je l'ai abandonné. Celui-ci m'attirait par son résumé qui pour une fois n'en dit pas trop. Et c'est très bien ainsi. Il est vrai que lire un bouquin, dont le 4e de couverture a pratiquement tout spoiler est un poil énervant.
A force de lire ce genre de bouquin, on sait s'il va nous plaire ou pas, une fois passé les 60 premières pages. Il faut que dès le début, ça accroche, qu'il se passe quelque chose qui aiguise l'intérêt, sinon, pour ma part, c'est au revoir et au suivant.
Et là, l'auteur m'a bien surprise ! Il est vrai que j'y allais un peu à l'aveugle, car je ne savais pas trop à quoi m'attendre. 
Au début, on peut se demander où l'auteur veut en venir, mais une fois dépasser ses fameuses 60 premières pages, il est difficile de lâcher le bouquin. L'auteur a encore fait preuve d'originalité dans la construction de son histoire. C'est un véritable compte à rebours à l'envers que nous propose l'auteur . 
En effet, on suit donc Mathias Freire, dans sa quête (je ne dirais pas de quoi) et plus on avance et plus on remonte le temps pour partir à la recherche de la vérité.
Le style très accrocheur et la plume addictive de l'auteur, font de ce thriller, un livre efficace qui vaut son pesant d'or.
Le livre a pour principal sujet la mémoire et le souvenir. Et l'intrigue tisse sa toile que l'on essaye de démêler pendant toute notre lecture.
Dans les commentaires, j'ai lu que beaucoup de personnes n'avaient pas aimé la fin. Personnellement, si elle n'a rien d'exceptionnel dans sa terminaison, elle reste quand même très plausible et ne m'a absolument pas déçue.
Ce livre et l'auteur s'en sortent honorablement pour ce qui est de l'intrigue, de la construction ou du final et vont me rester un moment en mémoire.

  

vendredi 6 août 2021

une page d'amour d'Emile Zola

 RESUME: Rédigée entre L'Assommoir et Nana, en 1878, Une page d'amour d'Émile Zola correspond à une période de répit dans les turbulences des Rougon-Macquart, formidable tableau de la société française d'un XIXe siècle finissant. C'est l'histoire d'Hélène Grandjean, veuve, retirée avec sa fille Jeanne, aux portes de Paris, à Passy. Prise de convulsions, Jeanne est traitée par le docteur Deberle. Entre le médecin et la mère, un coup de foudre réciproque va bouleverser les habitudes des uns et des autres. Des bouleversements que Jeanne ne pourra longtemps supporter. Elle succombe d'une phtisie cependant que sa mère est en compagnie de son amant. C'est bien assez pour développer un sentiment de culpabilité maternelle. Rongée par le remords, Hélène préfère rompre pour se marier quelque temps plus tard (non sans regrets) avec un vieil ami de la famille. La rupture avec Deberle est aussi celle du sentiment amoureux dans cette vie sans éclat.

MON AVIS: Ayant sauté deux livres de la saga pour lire en LC pot bouille et au bonheur des dames, je me fais un petit retour en arrière pour lire celui-ci. Et je dois dire que si les deux cités précédemment m'ont enchanté, il n'en va pas de même pour celui-là. Je m'explique :

Dans chaque roman de Zola, il y a toujours soit un personnage fort qui mène le front si je puis dire, ou bien un endroit emblématique qui prend bien la place. Ici, il n y a rien de tout ça ! Je dois avouer que je me suis bien ennuyé pendant une grande partie de ma lecture, tant j'ai trouvé ça fade. Il ne se passe quasi rien, si ce n'est le jeu amoureux du Dr Deberle et d'Hélène et les crises de jalousie de Jeanne. 

Pour ce qui est des personnages d'ailleurs, aucun de m'a plu. Que ce soit Hélène avec ses airs effacés, Jeanne avec sa jalousie insupportable et ses airs de petite fille capricieuse qui veut régenter la vie de sa mère ou le docteur que j'ai trouvé insignifiant, je n'en ai pas trouvé un qui sort du lot.

Pour ce qui est de l'histoire d'amour entre les deux personnages, qui est quand même le sujet du livre, je me suis attendu à quelque chose qui soit décrite avec plus d'ampleur, mais non, c'est à peine survolé. On le sait plus à travers les pensées, les regards . 

Une chose que j'ai aimée cependant, c'est la description de Paris depuis la fenêtre de l'appartement d'Hélène . 

Finalement, ce qui sauve le roman et c'est horrible à dire, c'est la fin qui est bien triste, comme beaucoup des livres de la série. Mais la plume de l'auteur la rendre très vivante à nos yeux, au point que l'on ne peut pas s'empêcher de plaindre Hélène.
Pour moi, c'est pour le moment celui que j'ai le moins aimé de la saga et celui qui est le plus faible concernant l'intrigue.
Je dois lire Nana à la fin du mois. A voir ce que j'en penserais



ce livre a été lu dans le cadre du challenge de Mypianocanta sur la série Rougon Macquart.

Ce livre a été lu en LC avec ilonaireading.

mercredi 4 août 2021

Le jour du chien de Patrick Bauwen

 RESUME: Les ténèbres sont mon domaine. Le métro, ma cité des morts. La souffrance de mes victimes, mon plaisir. Je suis le Chien. Inquisiteur ou Guerrier Saint, comme vous voudrez. Dieu est avec moi. Djeen, je croyais l’avoir tuée. C’était il y a trois ans. Déchiquetée par les roues du métro. Et voilà qu’elle me menace… Je dois la retrouver avant que Kovak ne le fasse. Et ce jour-là signera l’apogée du mal


MON AVIS: Ayant lu le 2e tome, à savoir la nuit de l'ogre, je ne pouvais pas ne pas lire celui-là, histoire de prendre les aventures de Chris Kovak au début. Et je ne suis pas déçue du tout de cette découverte. 

Dans ce tome-ci, on fait la connaissance du chien, personne inconnu qui arpente le métro et ses souterrains. Mais on rencontre aussi Chris Kovak, médecin urgentiste auquel le chien est profondément lié, car nous apprenons qu'il est l'auteur du meurtre de son épouse Djeen. 

Mais alors pourquoi suite à une agression dans le métro, Chris croit voir Djeen ?

Si l'histoire peut sembler banale au premier abord, l'auteur nous entraîne dans une course-poursuite avec pour toile de fond les souterrains de Paris. Que ce soient ceux du métro ou les catacombes. On assiste à un véritable contre la montre pour tenter de démêler cette toile d'araignée que représente cette intrigue efficace. C'est un véritable défilé d'adrénaline, de suspens, de scènes un peu glauque qui vous laissent pantois. 

L'histoire tient bien la route, le fait que ce soit raconté à la 1ere personne et que l'auteur s'adresse littéralement au lecteur, nous donne l'impression d'être dans l'histoire au côté de Chris Kovak , de partager ses interrogations et ses doutes.

L'auteur réussit le tour de force de nous plonger direct dans l'action et d'arriver à nous présenter ses personnages en quelques lignes sans qu'on ne perde le rythme pour autant. 

Si Chris est le personnage principal qui paraît être celui décrit, au fur et à mesure que l'on avance dans l'intrigue et que l'on creuse la surface, on se rend compte que tout n'est pas ce qu'il parait. Et je pense que c'est aussi ça la force du roman. Rien n'est ce qu'il parait.

De même que ses nombreux coups de théâtre qui jalonnent le récit nous laissent scotchés aux pages. 
Un seul petit bémol toutefois, les explications fournies par Chris manque un peu de crédibilité, mais cela n'entache en rien tout le reste du roman qui se lit quasi d'une traite, tant le rythme est effréné et le suspens haletant. De plus, la toute fin est absolument génial.

  J'attends que le 3 sorte en poche, histoire de voir comment cela se finit. 


mercredi 28 juillet 2021

Le loup des cordeliers de Henri Loevenbruck

 RESUME: Mai 1789, un vent de révolte souffle sur Paris.


Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.

Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris...

Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l'ambition, le caractère, les plans secrets.

Alors que, le 14 juillet, un homme s'échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l'identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l'un des plus grands complots de la Révolution française ?

MON AVIS: Pour moi Henri Loevenbruck est devenu au fil des livres lu, une valeur sûre. Je sais que je vais passer un bon moment en compagnie de ses livres. De plus, l'auteur sait se diversifier que ce soit avec de la fantasy comme la moira, du thriller avec le syndrome copernic ou j'irais tuer pour vous, etc.. Ici, il revient au thriller historique qu'il avait déjà tenté avec l'apothicaire. 

Si dans celui-là, la période était le moyen-âge, dans le loup des cordeliers, l'auteur a décidé de baser son histoire pendant la révolution française. Et l'on peut dire que l'on se retrouve directement plonger au cœur de cette période le temps de notre lecture. L'auteur a encore une fois fait un remarquable travail de recherche pour se rapprocher au plus près de la vérité historique . Que ce soit avant la prise de la bastille, ou bien les prisonniers qui s'y trouvaient à ce moment-là. Tout est authentique ! 

Quel tour de force pour un auteur que d'arriver à faire en sorte que le lecteur ait l'impression d'être directement sur le devant de la scène et plonger en totale immersion dans cette période plutôt tumultueuse de notre histoire.
De plus, si on rajoute à ça le fameux mystère quant à l'identité du Loup des cordeliers, on a une histoire que l'on dévore de bout en bout.
L'auteur n'a pas son pareil pour nous mener par le bout du nez et nous distiller ses indices au compte goutte. 
On retrouve aussi des personnages que l'on connaît ou que l'on a au moins entendu parler, outre bien sûr Louis XVI et Marie Antoinette, nous croisons la route de Mirabeau, Desmoulins, Theroigne de Méricourt (personnellement, j'en ai entendu parler dans secrets d'histoire .) Et bien d'autres qui ont fait les heures de la révolution française.
Et pour ma part, quel plaisir d'arpenter ses rues de Paris et de battre le pavé au côté de Gabriel Joly et du pirate Récif, que j'ai beaucoup apprécié d'ailleurs.
Il est vrai que l'intrigue et l'enquête du loup des cordeliers passe un peu en second plan face à l'énorme contexte historique que représente la période révolutionnaire. Mais ce fut quand même un excellent moment de lecture que je suis ravie d'avoir lu. 
J'attend d'ailleurs que la suite sorte vite en poche pour me plonger encore une fois dans cette partie de l'histoire en compagnie de Gabriel Joly.  



ce livre a été lu dans le cadre du challenge LPDA

Légende de David Gemmel

 RESUME: Druss est une légende. Ses exploits sont connus de tous. Mais il a choisi de vivre retiré loin des hommes, au sommet d'une montagne. Là, il attend son ennemi de toujours : la mort. Dros Delnoch est une forteresse. C'est le seul endroit par lequel une armée peut traverser les montagnes. Protégée par six remparts, elle était la place forte de l'empire drenaï. C'est maintenant le dernier bastion, car tous les autres sont tombés devant l'envahisseur nadir. Et le vieux guerrier est son seul espoir.


MON AVIS: Je ne sais pas pourquoi beaucoup de gens arrivent à lire cette saga dans l'ordre de parution. Personnellement, je trouve que cela nuit un peu à la lecture et gâche le plaisir. Sans compter, que cela spolie pas mal. Par exemple, celui-ci est le premier dans l'ordre de parution alors que dans l'ordre chronologique, c'est le 7e. Mais bon, je pense que chacun a droit de faire comme bon lui semble.

Du coup, je retrouve la suite des aventures de Druss, personnage que je trouve vraiment attachant sous ses airs de vieil ours mal léché. 
Il faut reconnaître que si comme moi, on lit la saga en suivant l'ordre chronologique, en sent qu'il y a un décalage de rythme par rapport aux précédents. Cela s'explique, je pense, par le fait que celui-ci est le 1er de l'auteur et qu'il n'avait pas encore toutes les ficelles.

Le début peut sembler un peu long, car on fait connaissance avec tous les protagonistes qui sont nombreux et que l'on a aucun mal à s'imaginer tant ils sont bien décrits, on assiste à la mise en place et à la préparation de la bataille (eh oui ça ne s'explique pas en 10 pages.)

 Mais ensuite, il y a comme une frontière invisible que l'on passe et tout d'un coup, on se retrouve scotché à son bouquin.

Pour ce qui est des personnages, outre Druss, dont j'ai déjà beaucoup parlé dans mes autres chroniques, donc je le passe vite fait, il y a un personnage qui m'a bien plu, c'est Rek. Il peut sembler insignifiant au départ, mais il prend de plus en plus d'épaisseur au fur et à mesure que l'on avance. 

Un autre personnage que j'ai apprécié est Serbitar, le prêtre Albinos. Il est étrange, mais il a quelque chose qui m'a plu. 

Je ne vais pas m'étaler sur tous les personnages qui jalonnent le récit, car cela ferait vraiment trop long.

Comme je le disais plus haut, la 1ere moitié peut sembler longue et fastidieuse, car elle représente la moitié du livre, mais elle est nécessaire pour bien comprendre toute la stratégie à mettre en place avant une bataille. Mais une fois que la bataille est engagé, tout s'accélère et on pourrait presque assister à un visionnage de film en direct. Et là, on peut dire que le génie de Gemmel que l'on pourrait penser hésitant au début du livre, prend tout son essor à partir de cette partie, tant cette bataille peut paraitre vivante devant nos yeux.

Si ce livre peut passer pour un classique de la fantasy, il n'en garde pas moins ses lettres de noblesse et arrive au Panthéon au côté d'autres titres prestigieux. Pour moi, il est une référence pour qui aime le genre ou pour qui veut le découvrir. 


 


Le mystère Fulcanelli de Henri Loevenbruck

 RESUME: Un meurtre dans une vieille église de Séville.

Un assassinat dans une bibliothèque parisienne.
Un ancien manuscrit dérobé.
Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du XXème siècle: Fulcanelli!

Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme.
En acceptant de mener l'enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier. Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l'histoire de l'alchimie?

MON AVIS: Dernier tome de la saga consacré à Ari Mackenzie et celui-ci est tout aussi bon que les deux premiers. Déjà, parce qu'on y retrouve les personnages des tomes précédent en plus de notre héros, bien qu'ils soient un peu plus en retrait. Mais aussi, l'auteur nous livre encore une fois un thriller ésotérique digne de ce nom ou on ne souffle qu'une fois que l'on a tourné la dernière page.
Haletant, prenant et toujours avec moult énigmes, ce livre, s'il a beaucoup de documentation ne perd toutefois pas son rythme. Personnellement, j'ai adoré ses parties ou la documentation nous permettait, à nous lecteurs d'en apprendre plus sur ce fameux "mystère Fulcanelli". Il est vrai que pour les non-passionnés, ses passages peuvent sembler indigeste.
L'intrigue est extrêmement bien mené et si certains passages peuvent sembler un peu long sur certaines descriptions, les adeptes d'ésotérisme et d'alchimie vont y trouver leur compte.
Pour ma part, ce fut une excellente lecture, car l'auteur sait comment piquer notre curiosité sur différents points qui donnent envie d'aller plus loin et de faire nos propres recherches.
Un thriller efficace avec une intrigue surprenante, un suspens qui monte au fur et à mesure. Rien de tel pour passer un bon moment.